Tirs de nuit et piégeage pour limiter la prolifération des sangliers
Interrogé par le député Nicolas Janssen, le ministre de l'Agriculture détaille les mesures décidées pour limiter la prolifération des sangliers.
- Publié le 01-02-2024 à 13h05

Nous l'avons déjà évoqué dans ces colonnes: du côté de Genappe et de Villers-la-Ville, la prolifération des sangliers ces derniers mois est assez spectaculaire. Il n'est plus du tout rare d'en apercevoir la nuit dans la campagne. Les dégâts dans les champs, les prairies retournées et même les incursions dans les jardins se multiplient, tout comme les accidents de voiture.
Au parlement wallon, le député MR Nicolas Janssen a interrogé la semaine dernière le ministre de l'Agriculture et de la Chasse, Willy Borsus, à propos des nouvelles règles qui pourraient aider à limiter la prolifération de ces sangliers.
"Le quota de prélèvement a-t-il été augmenté pour cette saison 2023-2024 ? Des dispositions ont-elles été prises en concertation avec la ministre De Bue en matière de sécurité routière, a interrogé le député. Le Brabant wallon est en effet à risques, au vu de la densité élevée de la population et du réseau routier, mais aussi en lien avec le fait que les habitants ne sont pas habitués à cette situation et qu'ils n'ont pas toujours les réflexes adéquats en présence de cet animal forestier."
Dans sa réponse, le ministre Borsus a confirmé que la population des sangliers augmente actuellement dans la région de Genappe et Villers-la-Ville. À l'image de ce qui a été observé partout en Wallonie, et le phénomène est même européen. Mais personne n'a la recette miracle pour contrer cette multiplication.
Dans certaines zones, une diminution des populations peut cependant être observée suite aux prélèvements importants réalisés depuis 2019. On serait donc sur la bonne voie.
Mais le taux de reproduction des sangliers est très influencé par des facteurs extérieurs comme les conditions météorologiques ainsi que par la disponibilité alimentaire. Les estimations restent donc aléatoires.
On constate aussi un changement dans les mœurs de ces animaux, qui deviennent de plus en plus nocturnes, ce qui rend certaines actions de chasse, comme l'affût, de moins en moins efficaces.
"C'est pourquoi en plus des plans de tirs volontaires, j'ai soumis de nouvelles mesures en matière de destruction, validées par le Gouvernement, a précisé le ministre Borsus. Parmi les nouvelles dispositions, il y a la destruction via le tir de nuit, ou bien encore depuis des engins agricoles, et le piégeage. Autant de mesures qui, je l'espère auront un impact significatif sur les populations de suidés."