Braine-l'Alleud : une zone pour faire courir les chiens "sans laisse" au Paradis
Longtemps réticente, la commune aménage finalement près de la piscine une aire où les maîtres pourront faire courir leur chien sans les attacher.
- Publié le 04-04-2024 à 13h34
- Mis à jour le 04-04-2024 à 13h35

Les règles en vigueur dans pratiquement toutes les communes sont identiques : dans l'espace public, les chiens doivent être tenus en laisse. Une question de sécurité publique mais c'est plutôt frustrant pour les animaux qui aiment courir et se dépenser en toute liberté. C'est aussi une question de santé pour eux alors la plupart des propriétaires les lâchent dans la campagne, alors que c'est en théorie interdit.
Dans plusieurs entités plus urbaines, des solutions ont été mises en place avec l'aménagement de zones spécifiques, où les chiens peuvent courir et jouer entre eux. À plusieurs reprises, cette demande a été formulée à Braine-l'Alleud durant cette législature, aussi bien par des citoyens que par des représentants politiques. Mais l'idée s'est heurtée à des réticences du collège.
Pour le bourgmestre Vincent Scourneau – qui possède un chien -, un tel espace risquait de créer des nuisances importantes : le bruit des chiens qui aboient, les bagarres potentielles entre les animaux, les allées et venues des maîtres…
Une aire de 15 ares
Mais finalement, un enclos destiné à cet usage est en cours d'aménagement sur le site du Paradis. Des clôtures ont déjà été posées et si un cadenas interdit l'accès pour l'instant puisque tout n'est pas terminé les chiens y trouveront prochainement une aire de près de 15 ares pour s'égayer sans laisse.
Du côté de l'opposition, au conseil de lundi soir, on a glissé une petite pique à l'attention de cette majorité "Belle au Bois Dormant" qui se réveille à quelques mois des élections pour faire plaisir au personnel communal en augmentant les chèques-repas, aux jubilaires en majorant enfin le montant des cadeaux qu'ils reçoivent de la commune, et aux propriétaires de chiens qui n'avaient jusqu'ici pas été entendus…
Comme on s'en doute, le bourgmestre Vincent Scourneau, lui, avance une autre explication.
"Ce qui s'est passé, c'est que nous avons pris le temps de la réflexion, affirme-t-il. Certaines personnes réclamaient ce parc pour chiens, d'autres y étaient hostiles. Nous avons réuni les vétérinaires il y a quelques mois pour qu'ils nous donnent leur avis. Ces avis étaient assez partagés. Ils n'ont pas fait état, parmi leur clientèle, d'une demande forte…"
Des contacts ont aussi été pris avec des communes qui ont tenté l'expérience. Certaines poursuivent dans cette voie, d'autres ont renoncé pour des raisons qui ont été prises en compte. Et Braine a décidé de se lancer dans l'expérience, histoire de tester un modèle qui, s'il fonctionne, pourrait peut-être être reproduit dans d'autres endroits du territoire communal.
"Ce n'est pas évident parce qu'il fallait une localisation qui évite d'indisposer le voisinage, précise Vincent Scourneau. La distance avec l'habitat doit être suffisante, ça ne va pas au milieu d'un quartier. Il fallait aussi un parking, et une possibilité de contrôle. Avec la piscine communale à 100 mètres, ces conditions sont réunies. On va tenter pour voir, on espère que les maîtres vont se montrer responsables."