Il ne sera pas possible de porter plainte "en visioconférence" à la zone de police Nivelles-Genappe
Permettre aux citoyens de déposer plainte sans se déplacer au commissariat n'est pas l'option privilégiée dans la zone de police Nivelles-Genappe.
- Publié le 09-04-2024 à 16h00

Lors du dernier conseil de police de la zone Nivelles-Genappe, la Nivelloise Vinciane Hanse (MR) a interpellé le collège sur la possibilité de déposer plainte par visioconférence. Cette possibilité a notamment été expliquée dans une émission de la télévision française et pour la conseillère, cette option pourrait être étudiée.
Récemment, il lui est d'ailleurs revenu qu'une personne habitant en France avait été victime d'un vol dans son véhicule sur le territoire de la zone de police. Elle devait retourner dans l'Hexagone le lendemain et le rendez-vous proposé par la police locale pour recueillir sa plainte était quatre jours plus tard…
Dans ce cas particulier, le commissaire divisionnaire Pascal Neyman a concédé qu'il y avait eu un couac, et des corrections ont été apportées. Parce que si la zone Nivelles-Genappe fonctionne effectivement avec un système de plaintes sur rendez-vous, il y a toujours moyen de prendre en compte les urgences et ce vol dans véhicule, compte tenu des circonstances particulières, aurait dû être traité immédiatement.
Quant aux possibilités d'entendre les citoyens en visioconférence ou d'instaurer une sorte d'accueil virtuel, cela existe aussi dans des zones de police en Belgique, notamment en Flandre. Avec certains systèmes performants et d'ailleurs, en 2019, les responsables de la police locale avaient visité une zone qui procédait de la sorte. Mais finalement, cette possibilité n'a pas été retenue.
Ne pas "déshumaniser" l'accueil
Elle peut sans doute éviter des déplacements aux citoyens et même permettre de faire quelques économies de personnel, mais les responsables craignaient que la technologie "déshumanise" l'accueil alors que la qualité de celui-ci est un leitmotiv à Nivelles et à Genappe. De plus, le déploiement de ces outils technologiques a un coût important.
"Ne pas se retrouver vraiment en face-à-face avec un policier peut être frustrant, a conclu le chef de zone. Travailler sur rendez-vous, comme nous le faisons actuellement, me semble plus correct. Il y a de bons systèmes qui utilisent la technologie, mais cela ne cadre pas avec l'approche humaine que nous voulons pour notre zone de police."