La Hulpe : des créations de voiries refusées pour deux projets immobiliers
Lors de sa dernière séance, le conseil communal a refusé des travaux techniques pour des constructions à Gaillemarde et dans le centre.
- Publié le 03-07-2024 à 12h00

En général, les projets visant à bâtir des lotissements comportent deux demandes : l'une pour ériger des bâtiments (le permis d'urbanisme, non en cause ici) et l'autre pour créer, modifier ou supprimer des voiries. Le 27 juin, lors de sa dernière séance, le conseil communal de La Hulpe était invité à se prononcer sur deux "permis voiries". Le collège a avancé deux refus. Il a été suivi à chaque fois par l'ensemble des groupes politiques.
La première demande émanait du groupe anversois Vlassak-Verhulst, spécialisé dans les villas. Celui-ci désire construire un lotissement sur une parcelle dans le quartier de Gaillemarde, tout à l'ouest de La Hulpe. Le terrain en question, actuellement un pré, se situe le long d'une rue étroite, le Chemin des Garmilles. Après une tentative infructueuse en 2021, le promoteur a réintroduit un nouveau dossier. Sa volonté est de construire 30 maisons unifamiliales et deux habitations bi-familiales, desservies par des ruelles et complétées par une placette.
Une enquête publique s'est déroulée entre le 17 avril et le 21 mai. Selon l'échevin de l'Aménagement du territoire, Xavier Verhaeghe (Liste du bourgmestre – MR), 248 réactions ont été reçues par la Commune, montrant "un message clair envoyé par les habitants". À savoir : un refus. Cette raison a joué, de même que des motivations techniques. Il a notamment été pointé que les voiries allaient nécessiter un réseau technique au coût important.
Des parkings en fond de vallée
Le second projet est celui envisagé par les sociétés Atenor et Immobilière du Cerf sur le site des anciennes papeteries de La Hulpe. Ce site est situé en fond de vallée, juste en face du Grand Étang. Les deux acteurs ont déjà rénové et transformé en bureaux les bâtiments qui longent la rue François Dubois.
Lors d'une seconde phase, il est projeté d'aménager toute la partie arrière du site, qui s'étend sur 11,5 hectares. Cette parcelle était autrefois constituée d'installations industrielles, qui ont été rasées. Elle est aujourd'hui en partie boisée et en partie découverte. Elle est également traversée par la rivière Argentine.
Les deux promoteurs souhaitent y développer un nouveau quartier baptisé "Les berges de l'Argentine". Selon une présentation datant de janvier 2021, il s'agirait de 13 immeubles abritant 184 appartements (18 000 m²), de 26 maisons unifamiliales (4 300 m²), de deux maisons de repos (5 100 m²) et d'un bâtiment pour des professions libérales (580 m²). Une rue nouvellement créée desservirait ces différents bâtis. De vastes parkings seraient créés dans trois zones en sous-sol. Les berges de l'Argentine seraient restaurées sur le plan écologique.
Ici aussi, un avis négatif a été rendu. Un des arguments avancés est que les parkings envisagés se trouvent en zone inondable. La charge de trafic que générerait un tel quartier a aussi été jugée trop importante.