C'est reparti pour l'opération "Boîtes à KDO" dans le Brabant Wallon : "chaque boîte raconte l'histoire d'une générosité"
L'opération Boîtes à KDO, un élan de solidarité dont bénéficient chaque année près de 1 500 jeunes, fête ses 15 ans. Son édition 2024 démarre.
- Publié le 10-09-2024 à 14h00

Pilotée par la Fabrique de Soi qui est une antenne d'Action Laïque Brabant wallon, l'opération Boîtes à KDO entame sa quinzième année. Il s'agit d'une des plus grandes opérations solidaires récurrentes dans la province, qui bénéficie aujourd'hui à près de 1 500 jeunes. Pour faire bref, le principe consiste à personnaliser une boîte à chaussures, et de la remplir de cadeaux à offrir à des enfants ou des adolescents qui n'ont pas la chance d'en recevoir lors des fêtes de fin d'année.
Ces boîtes sont ensuite acheminées dans près de 40 institutions, services d'accueil, associations et CPAS, principalement en Brabant wallon mais aussi pour quelques-uns dans le Hainaut et à Bruxelles. Ces boîtes sont préparées par des familles mais aussi dans des classes, au sein de mouvements de jeunesse ou clubs sportifs.
À la fin de la semaine dernière, l'opération a été lancée officiellement à Nivelles, à 100 jours de la livraison des fameuses boîtes à KDO. C'est parti pour la première étape, celle de la confection des boîtes, qui dure en général jusqu'à la fin du mois d'octobre.
"On essaie que les jeunes qui constituent une boîte aient le même âge, ou soit un petit plus âgé, que ceux qui vont les recevoir, explique Anne Beghin, coordinatrice de la Fabrique de Soi. Parce qu'ils connaissent les goûts de leur génération, et parce qu'on encourage aussi la récup. En fouillant leur chambre, ils trouveront sans doute quelques jeux encore en bon état. La boîte à KDO est personnalisée, et doit contenir un petit mot. En réalité, elle crée un lien, on sent un investissement émotionnel. Chaque boîte raconte l'histoire d'une générosité. C'est assez unique parmi les multiples opérations de ce type."
En général, on peut placer de 15 à 20 objets dans une boîte à chaussures, et s'y mettre à plusieurs permet de diversifier le contenu. L'idée est qu'elle soit décorée et contienne des jeux, du matériel créatif (crayons, etc.), une petite pièce de vêtement genre chaussettes ou écharpe, au moins un livre, peut-être du matériel scolaire et aussi quelques friandises. Plus le mot personnalisé qui fait la différence, stimulant la citoyenneté et favorisant la réflexion des donateurs quant au sens de la solidarité. Pour ceux qui la reçoivent, cela fait également sens: ce n'est pas le Père Noël ou une firme quelconque qui offre ce cadeau, mais des gens qui se sont investis.
"C'est une vraie boîte à trésors, confirme Anne Beghin. Même si nous avons de plus en plus de participants, on peut lancer un appel aux écoles secondaires, parce que c'est pour la tranche d'âge correspondant à l'adolescence que nous recevons le moins de boîtes."
La deuxième étape de l'opération s'étend de fin octobre à la mi-novembre: les boîtes sont collectées dans six points de dépôt en Brabant wallon (tous les détails sont sur le site internet www.boitesakdo.be) et l'équipe vérifie le contenu de chacune des boîtes. Au besoin, elle complète le contenu avec des dons venant d'une dizaine de commerces partenaires.
La dernière étape est la livraison dans les institutions participantes, et dans six CPAS qui feront le lien avec des parents en situation de précarité. L'idée est que l'ouverture de ces boîtes à KDO, dans les institutions, soit réalisée lors d'une fête collective pour Noël ou la Nouvelle Année.
En janvier, un questionnaire d'évaluation est soumis aux institutions et depuis des années, la démarche fait pratiquement l'unanimité. Ce n'est pas pour rien que de 200 boîtes il y a 15 ans, on en est à près de 1 500 aujourd'hui. Qui veut contribuer à la développer encore davantage ?