Il frappe sa mère au visage car elle refuse d'aller acheter des boissons alcoolisées : "quand il ne boit pas, il est gentil"
Le tribunal l'a condamné à un an de prison avec sursis probatoire avec deux conditions : ne plus consommer d'alcool, faire un suivi médico-psychologique régulier.
- Publié le 17-09-2024 à 12h30

La scène se passe le 6 août dernier dans une maison de Villers-la-Ville. Louis (prénom d'emprunt) a soif. Pas d'eau, mais d'alcool. Sa mère sait que la boisson ne lui vaut rien. Elle refuse.
L'homme en prend ombrage. "Je vais compter jusqu'à cinq", dit-il. Elle ne bronche pas. Il met sa menace à exécution et porte un violent coup de poing à l'œil de cette femme qui est âgée de 76 ans.
"Je n'ai pas de souvenir", ânonnera-t-il à l'audience des vacations du tribunal correctionnel de Nivelles le 21 août. Aux policiers arrivés au domicile, il prétendra que l'auteur de l'hématome qui orne l'œil de sa maman n'est autre que… le chien.
Le président a de la mémoire. "Ce n'est pas la première fois que cela vous arrive", lui assénera-t-il, référence à une condamnation vieille de dix ans pour des faits identiques. "J'avais arrêté de boire. J'étais sevré. Tout se passait bien avec l'assistante de justice."
Toute menue, la maman se trouve sur le banc réservé aux parties civiles. À la question du président qui souhaite savoir si elle se constitue partie civile et réclame quelque chose, elle répond par l'affirmative tout en nuançant les propos de son fils avec lequel elle est venue en voiture.
"Quand il ne boit pas, il est gentil. Ce n'était jamais allé jusque-là", reconnaîtra-t-elle avant que la substitute du procureur du roi ne se montre pas aussi gentille dans son appréciation: "Monsieur ne travaille pas. Il n'est pas bien, sa psychologue a disparu, à l'inverse de son penchant pour les boissons alcoolisées. Je requiers un an de prison ferme".
Le prévenu se défend seul. Il connaît la musique juridique. Il demandera un sursis probatoire. Le tribunal a acquiescé : un an de prison avec sursis probatoire avec deux conditions : ne plus consommer d'alcool, faire un suivi médico-psychologique régulier. Quant à l'amende de 400 €, elle est assortie du sursis pour moitié.