Tubize : un braqueur récidiviste devant les juges
Une seule source policière suffit-elle à condamner un inculpé ? Un Tubizien passe devant la cour d'appel de Bruxelles pour plusieurs vols à main armée dans le Brabant wallon.
- Publié le 30-10-2024 à 16h45

Ce Tubizien a 23 ans et de nombreuses condamnations à son actif. Le vol avec violences est l'art qu'il préfère et il répond de nouveau de braquages dans le Brabant wallon. En semi-liberté, il avoue tout, sauf l'attaque d'une pharmacie à Tubize, le 20 octobre 2018.
Ce jour-là, deux hommes encagoulés ont plongé les clients de cette pharmacie dans un climat de terreur. En effet, ils ont tiré un coup de feu dans un mur pour bien faire comprendre qu'ils ne plaisantaient pas. Ils ont pu s'emparer du butin et fuir sans encombre.
Une victime a fait un malaise et elle a été transportée en ambulance jusqu'à la clinique. Elle réclame aujourd'hui des dommages. Les images des caméras de surveillance ont été passées au peigne fin et l'un des deux gangsters peut correspondre au profil du prévenu. Deux éléments sont retenus par l'accusation. Primo: le pantacourt avec une bande fluo trouvé chez l'intéressé ressemble à celui porté par le malfaiteur. Secundo: un indicateur l'a balancé une première fois sans trop de détails ; puis il a précisé ses informations en décrivant le modus operandi des voyous.
Le prévenu a nié farouchement, expliquant qu'il avoue tout sauf ce hold-up: "Pourquoi est-ce que je reconnais tout, sauf l'attaque de la pharmacie ? Parce que je ne suis pas dans le coup, c'est tout !"
Ne passons pas en revue toutes les préventions. Disons qu'il y a plusieurs vols à main armée dans le Brabant wallon et à Bruxelles, ainsi que plusieurs séquences de coups et blessures.
Le tribunal correctionnel de Nivelles l'avait condamné à deux ans secs. La magistrate de l'accusation a réclamé une aggravation de cette peine, compte tenu notamment de la multiplicité des délits et du rapport psychiatrique très défavorable. Dans un dernier mot à la cour, l'individu a considéré qu'avec la détention ferme qu'il continue à purger partiellement, il a assez payé ce qu'il devait à la société.
Les juges prononceront leur arrêt dans un mois.