Les gens du voyage s'installent à Walhain : un accord avait été trouvé avec le propriétaire du terrain
Une communauté s'est installée du côté des Boscailles, avec l'accord du responsable du terrain privé.
- Publié le 01-10-2025 à 10h30
- Mis à jour le 01-10-2025 à 12h27

Ce sont plus d'une cinquantaine de caravanes qui ont transité ce dimanche après-midi par le chemin de la Boscaille, à Walhain, pour aller se stationner sur un terrain privé.
L'arrivée de la communauté des gens du voyage amène systématiquement un tas de questions et quelques craintes.
"J'ai été prévenu pendant qu'ils s'installaient et non préalablement, réagit le bourgmestre Xavier Dubois (Avenir Communal). Il s'agit d'un terrain privé et ils ont l'accord du responsable du terrain. Nous avons pris contact avec ce dernier, qui a confirmé."
Le bourgmestre a ensuite appelé la zone de police Orne-Thyle. "Je leur ai demandé d'aller sur place pour faire en sorte qu'ils respectent ce qu'on impose à chaque fois : la connexion au réseau d'eau, au réseau d'électricité et la gestion des déchets. L'eau et l'électricité, c'est fait. Pour les déchets, ça allait être fait."
Du côté des riverains, quelques craintes ont été émises aux autorités walhinoises. "Notamment par rapport à la mobilité. Car le chemin est en cul-de-sac, pour un petit quartier de moins de dix habitations. Les remarques ont été formulées lors de l'installation, car le convoi était assez long… mais je n'ai plus rien reçu depuis lors", poursuit le bourgmestre, ce mardi matin.
Il s'est personnellement déplacé sur le site lundi matin pour s'assurer que l'occupation correspond à l'accord qui avait été passé avec le responsable. "Tout semble se passer correctement, donc nous n'avons pas d'action supplémentaire à mener. Si le groupe venait à ne pas respecter la sécurité, la salubrité ou la tranquillité publique, alors on agira, comme pour n'importe quel citoyen."
L'accord prévoit une occupation d'un mois. Est-ce que tout a donc été fait dans les règles de l'art, jusqu'à présent ? "Je ne sais pas, répond Xavier Dubois. C'est évidemment mieux d'avoir l'accord préalable du propriétaire, comme ça a été fait. Que ce soit pour un privé ou un public d'ailleurs. Par contre, pour les riverains, ça amène le même type de questionnement et de craintes. Car ils n'ont pas été prévenus, eux. Dans un monde idéal, il faudrait formuler une demande et fixer la date d'arrivée et les modalités. Tout inscrire dans une convention. Ce qui n'a pas été fait, à ma connaissance. L'étape suivante serait d'informer les riverains."
Une procédure qui avait déjà été réalisée par le passé. "Ce groupe nous avait demandé l'autorisation longtemps à l'avance, le terrain de foot était libre à ce moment. Une convention avait été signée. La population avait été prévenue. On avait même organisé une réunion, pour que les gens puissent poser leurs questions. Et ça s'était très bien passé. L'idéal serait de travailler de cette façon. Le scénario de ce week-end est plus respectueux qu'une occupation sauvage, mais il y a moyen de faire encore mieux…"