"L'alcool, vous croyez que ça aide, mais c'est une saloperie" : un Nivellois au tribunal pour violences envers sa femme et sa fille
Une policière appelle ses collègues en soirée. Un de ses voisins est en train de hurler et de menacer sa femme et leur fille. Il est alcoolisé.
- Publié le 23-12-2025 à 08h50
- Mis à jour le 23-12-2025 à 09h52

Le tribunal correctionnel s'est emparé de ce dossier lors de l'audience du 12 novembre dernier. Sur le banc des accusés, le Nivellois Théodore C., 56 ans, qui a vu arriver chez lui des policiers le 11 octobre 2025, appelés qu'ils avaient été une nouvelle fois pour tenter de régler un différend familial. Celui-ci s'est traduit, pour le parquet, par des préventions de menaces, coups et le port de deux couteaux utilisés pour menacer sa femme et leur fille âgée de 10 ans.
La veille, son épouse avait téléphoné à la police pour dénoncer son mari, qui avait volé de l'alcool dans un magasin de la ville. Elle a précisé que Théodore C. l'avait déjà violentée avant la naissance de leur enfant et que la situation empirait en raison de son addiction à l'alcool.
"J'ai sans doute parlé un peu haut, mais je ne l'ai ni menacée ni insultée", avait soutenu le Nivellois alors que la femme avait encore précisé avoir été tirée par les cheveux.
À l'audience, il a fait preuve d'une certaine résipiscence: "L'alcool, vous croyez que ça aide, mais c'est une saloperie. Le jour des faits, j'avais bu quatre bouteilles d'alcool." Il a expliqué avoir entrepris un suivi médical et une démarche de sevrage.
Le parquet a requis une peine de probation autonome de deux ans. L'avocat a plaidé la suspension du prononcé ou cette probation fondée sur une abstinence totale. Son client est tombé en dépression après la fermeture de l'usine Audi.
Le tribunal a accordé au prévenu la suspension probatoire du prononcé. La condition ? Poursuivre le suivi médical entamé.