18 commerçants de Perwez ont financé le véhicule de l'ASBL Brasero
L'ASBL Brasero, qui accueille des enfants placés par l'aide à la jeunesse, a dévoilé le véhicule sponsorisé par les commerçants locaux.
- Publié le 01-06-2026 à 14h00

Une bonne nouvelle pour les éducateurs et bénévoles de l'ASBL Brasero. L'association située à Malèves-Sainte-Marie bénéficie désormais d'un véhicule, financé par 18 commerçants de Perwez et des environs, disponible pour une série de déplacements. Il a été réceptionné le 26 mai lors d'une cérémonie montée pour l'occasion.
"Ce véhicule est bien utile pour emmener les enfants à leurs activités extrascolaires, ainsi que leurs rendez-vous chez leur thérapeute, logopède ou pédopsychiatre, notamment", explique Pierre Nolet, coordinateur au sein de l'association qui accueille des enfants placés par l'aide à la jeunesse.
Actuellement, quatorze enfants y sont admis. "Notre objectif est de mettre en place une série de choses pour qu'ils s'épanouissent et grandissent de la meilleure des manières, poursuit-il. On essaie aussi, quand c'est possible, de travailler le lien familial et même d'envisager une réintégration avec leurs proches."
depuis fin 2024
En attendant, ils sont pris en charge 24 h sur 24 et sept jours sur sept par l'ASBL. "Ils sont scolarisés. Donc ils se rendent dans leur établissement scolaire, généralement à Malèves, Perwez ou Ramillies. Puis l'équipe éducative prend le relais vers 16 h. Plusieurs bénévoles viennent aussi nous donner un coup de main pour les navettes ou le soutien scolaire. On aimerait proposer un accompagnement plus individuel mais nos moyens sont limités. D'où l'importance de ces bénévoles."
Mandatée par l'aide à la jeunesse et les tribunaux de la jeunesse, l'association, qui a reçu un agrément définitif de la part de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a ouvert son hébergement à la fin de l'année 2024. Elle est autorisée à accueillir jusqu'à 15 enfants, de 2 ans et demi à 18 ans et bénéficie d'un subside, pour ce faire.
"Brasero est assez jeune, on a dû prendre le temps de connaître les enfants pour procéder à un diagnostic et connaître ainsi leurs besoins, ajoute Pierre Nolet. On travaille avec Champs des mots, l'antenne de la clinique saint-Pierre basée à Perwez, et Haptis pour réaliser ces bilans. Si nécessaire, les jeunes peuvent intégrer un enseignement spécialisé." Mais il ne s'agit pas de délinquants, comme c'est le cas pour des IPPJ.
"On ressent de la bienveillance de la part des riverains"
Au-delà de la scolarisation, il y a toute la vie en communauté qui représente un sacré défi. "En été, cela se passe plutôt bien parce que les extérieurs sont incroyables. Les enfants profitent du jardin, de la piscine et se promènent même dans le centre du village. La cohabitation se passe plutôt bien avec le voisinage. En hiver, c'est déjà un peu plus compliqué car ils passent plus de temps à l'intérieur. La dynamique de groupe est plus difficile. Ces jeunes doivent apprendre à vivre en collectivité, c'est souvent la première fois qu'ils sont placés en dehors de leur foyer familial. Ils doivent adopter les règles de la maison."
Le bilan de cette année et demie d'activité est toutefois positif. D'autant plus que l'accueil dans Malèves est chaleureux. "On a récemment organisé une action de vente d'œufs de Pâques, pour financer un camp. Les retours étaient très positifs. Les enfants de l'association sont acceptés. On ressent de la bienveillance de la part des riverains."