Une mère et sa fille victimes d'attouchements sexuels lors d'une fête à Chastre : l'homme a été condamné
Un homme a commis des attouchements sexuels envers une mineure et sa mère. Le tribunal l'a condamné à 18 mois de probation, et obligation de verser respectivement 1 460 et 300 euros à la mère et à sa fille.
- Publié le 25-10-2026 à 08h01

Bien avant que l'audience du 23 septembre dernier ne débute à Nivelles, la maman s'efforçait de calmer les appréhensions de sa fille, mineure d'âge. Elles n'eurent pas à croiser le regard d'Alphonse (prénom d'emprunt) Y., qui n'avait pas estimé opportun d'honorer la citation lancée contre lui par le parquet, convaincu de la décision qu'allait devoir prendre le tribunal pour sanctionner lourdement les actes à caractère sexuel commis sur des personnes non consentantes, le 21 décembre 2025 à Chastre.
Il fut dit que cet homme avait bu de plus en plus de vin au cours de cette soirée. Il commença à inviter à danser la mère, qui accepta, ignorant que son cavalier allait se coller à elle et coller sur elle son sexe à diverses reprises. Choquée, elle mit fin à la danse.
L'homme en profita en quelque sorte pour se diriger vers la fille de la dame, qu'il invita à son tour. Il la fit tournoyer, pressa son sexe sur ses fesses puis lui toucha la poitrine. Tétanisée, la jeune fille quitta les lieux pour aller se réfugier en pleurs dans sa chambre. Comme si de rien n'était, Alphonse Y. revint auprès de la mère, présenta ses excuses, et lui saisit la main, qu'il se mit en bouche.
La police fut appelée. L'intéressé affirma ignorer que la jeune fille était mineure. Une voisine déclara à la police que l'homme était connu pour ses comportements sexuels "bizarres".
L'avocat des victimes avait demandé au tribunal de leur accorder un double préjudice moral – 500 euros pour la fille, 300 euros pour sa maman – et un préjudice matériel pour la fille – 12 séances à 80 euros chez un psychologue.
Le parquet avait requis trois ans de prison ferme.
Le tribunal s'est montré moins sévère: 18 mois de probation, et obligation de verser respectivement 1 460 et 300 euros à la mère et à sa fille.