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Le fournisseur menace un restaurateur de Waterloo en procédure de réorganisation judiciaire

Neuf aveux de faillite et dix-sept citations en faillite ce lundi. Les menaces de fermeture incitent parfois au paiement de la dette.

JEAN VANDENDRIES
 L’agent belge d’un fournisseur français de denrées alimentaires exige d’être payé non plus en fin de mois mais dans les 48 heures de la livraison (photo d’illustration).
L’agent belge d’un fournisseur français de denrées alimentaires exige d’être payé non plus en fin de mois mais dans les 48 heures de la livraison (photo d’illustration). ©BELGA/AFP 

Un cas n'est pas l'autre et le fait de bénéficier d'une PRJ (procédure en réorganisation judiciaire) n'est pas garant de survie. Une société qui gère un restaurant à Waterloo en est l'exemple frappant. En difficulté financière, elle obtint une PRJ et, le 29 janvier, le tribunal homologua son plan de relance. Ce plan prévoyait le remboursement par mensualités de loyers impayés depuis des mois.

Mais un grain de sable vient se glisser dans le mécanisme. L'agent belge d'un fournisseur français de nourriture exige d'être payé non plus en fin de mois mais dans les 48 heures de la livraison. Il est totalement étranger au plan de la PRJ, mais ses exigences menacent cette dernière d'autant que l'avocate, qui défend les propriétaires de l'immeuble dans lequel se trouve le restaurant, a lancé une citation en révocation de la PRJ. Elle a expliqué son pessimisme quant à l'avenir du restaurant qui souffre d'un problème structurel, donc récurrent de trésorerie. Le tribunal a pris l'affaire en délibéré.

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