Le fournisseur menace un restaurateur de Waterloo en procédure de réorganisation judiciaire
Neuf aveux de faillite et dix-sept citations en faillite ce lundi. Les menaces de fermeture incitent parfois au paiement de la dette.
- Publié le 18-06-2024 à 12h30

Un cas n'est pas l'autre et le fait de bénéficier d'une PRJ (procédure en réorganisation judiciaire) n'est pas garant de survie. Une société qui gère un restaurant à Waterloo en est l'exemple frappant. En difficulté financière, elle obtint une PRJ et, le 29 janvier, le tribunal homologua son plan de relance. Ce plan prévoyait le remboursement par mensualités de loyers impayés depuis des mois.
Mais un grain de sable vient se glisser dans le mécanisme. L'agent belge d'un fournisseur français de nourriture exige d'être payé non plus en fin de mois mais dans les 48 heures de la livraison. Il est totalement étranger au plan de la PRJ, mais ses exigences menacent cette dernière d'autant que l'avocate, qui défend les propriétaires de l'immeuble dans lequel se trouve le restaurant, a lancé une citation en révocation de la PRJ. Elle a expliqué son pessimisme quant à l'avenir du restaurant qui souffre d'un problème structurel, donc récurrent de trésorerie. Le tribunal a pris l'affaire en délibéré.
À elle seule Nathalie Crochelet, l'avocate de l'ONSS, a déposé sept citations en faillite. Celles visant une société waterlootoise organisatrice de spectacles et une autre ittroise active dans le secteur de l'informatique sont devenues sans objet puisque, en recevant la citation, elles se sont empressées de régler leur dette. La citation qui concerne une société wavrienne de transport n'a pas été examinée puisque celle-ci a annoncé un aveu de faillite qui sera examiné la semaine prochaine.
Une société de Rebecq qui gère divers restaurants est également dans le collimateur de l'ONSS qui attend le paiement d'un million d'euros. Elle s'oriente vers le dépôt d'une PRJ. Voilà pourquoi l'examen de ce dossier a été reporté au 9 juillet.
D'autres reports au 26 septembre concernent un entrepreneur de Jodoigne, un agriculteur d'Orp-Jauche et un informaticien de Waterloo qui ont honoré tout ou partie de leur dette jeudi ou vendredi derniers. Des vérifications s'imposent.
Le tribunal a encore enregistré les aveux de faillite d'une société de titres-services d'Incourt, d'un cafetier de Tubize, d'un gérant de sociétés de Beauvechain, d'un fabricant de meubles de Lasne, d'une agence de promotion immobilière de Waterloo et de trois cousines qui avaient ouvert, à La Hulpe, une boutique de santé spécialisée dans les soins capillaires naturels inspirés par des abeilles.