Le procès de l'affaire de la lockdown party de Waterloo du mois de décembre… 2020 encore reporté : rendez-vous le 1er octobre
L'histoire se répète. Pas de greffier, audience suspendue. L'examen du dossier de la lockdown party, ouvert le 25 janvier 2021, à nouveau reporté.
- Publié le 17-09-2024 à 07h55
- Mis à jour le 17-09-2024 à 09h29

Les faits remontent au 18 décembre 2020, c'est-à-dire en pleine période Covid. Les enfants du couple formé par Jérôme Simonis-Valérie Grosjean ont invité quatre amis à les rejoindre dans leur habitation du chemin de Ransbeck, à la limite de Waterloo et d'Ohain.
À 23 h 30, des policiers de la zone de la Mazerine viennent constater une infraction aux réglementations Covid. Ils annoncent que des collègues des zones de Waterloo et Braine-l'Alleud vont les rejoindre. Ces derniers arrivent à 23 h 48. Ils mènent une perquisition sur ordre du parquet de Nivelles. Valérie Grosjean décide de filmer la scène.
Et voilà que tout dérape dans des circonstances que le tribunal correctionnel se chargera d'établir. Car les versions des protagonistes divergent. Selon les époux Grosjean-Simonis, sept policiers ne sont pas loin d'avoir déboulé sur eux comme une avalanche. Leurs conseils ont d'ailleurs lancé contre ces pandores une première citation directe pour coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité de travail, abus d'autorité, atteinte par des fonctionnaires publics aux droits garantis par la Constitution.
Une seconde citation suivit. Elle porte sur un faux et vise le rapport rédigé sur place par le policier chargé de la rédaction du rapport de l'intervention. Quant au parquet, il a retenu, à charge des précités et de leur fille aînée Léa, les préventions de rébellion, coups à agents et infraction à la réglementation Covid.
En tout état de cause, l'affaire fit grand bruit en raison, notamment sinon surtout, de la diffusion sur les réseaux sociaux Instagram et Facebook d'images filmées caviardées,
La première audience consacrée à ce fait divers se déroula le 25 janvier 2021 et fut reportée à plusieurs reprises car les parties à la cause demandèrent des devoirs complémentaires qui furent effectués. L'audience des plaidoiries finit par être fixée à ce mardi 17 septembre. C'était sans compter sur un impondérable, en l'occurrence l'absence chronique de greffiers/greffières qui entraîna Sophie Sterck, la présidente du tribunal de première instance, à suspendre une série d'audiences dont celle-ci. Le report est fixé au mardi 1er octobre.