La colère gronde à Vanderkindere
- Publié le 28-11-2012 à 10h17

Dernier braquage en date : la droguerie Di ce vendredi. Les commerçants haussent le ton pour plus de présence policière
UCCLE Suite à un énième hold-up dans la rue Vanderkindere, commerçants et riverains voient rouge dans ce quartier ucclois. Vendredi en fin d'après-midi, c'est la droguerie Di qui a reçu la visite de braqueurs disons… particulièrement agressifs. Les deux assaillants, armés de pistolets, ont ordonné à l'employée derrière le comptoir de leur donner la caisse mais également les clés du coffre-fort.
Cette dernière n'a pas accès au coffre, ce qui a eu le don d'énerver les braqueurs. Selon des témoins, elle a tenté de les calmer en langue arabe, mais en vain. La dame a reçu plusieurs coups de crosse sur la tête. "Toutes mes employées sont à présent terrorisées ", s'inquiète la gérante du magasin. "J'ai déjà, moi aussi, été braquée et je comprends ce qu'elles ressentent. À l'arrivée des fêtes, nos craintes s'accroissent car il y a de nombreux vols chez nous, mais également dans toute la rue" , nous a confié Tavares, 29 ans.
"Ras-le-bol !", tonne de son côté Martin Bossuyt, le propriétaire de plusieurs commerces dans la même rue. "La semaine dernière, un magasin textile et une épicerie ont encore été attaqués dans le coin. Le carrefour des trams de la ligne 3 amène les braqueurs, qui repartent facilement par la station de métro Albert. Des complices font le guet sur le parking du supermarché Carrefour. On connaît leurs trucs et astuces, nous, les commerçants. Mais que fait la police ? En tout cas, moi, j'ai demandé à mes employés d'appeler les secours à chaque fois qu'ils voyaient quelqu'un de louche rôder…"
La violence et la récurrence des vols font peur aux commerçants qui "craignent de venir travailler à certaines heures et sentent l'insécurité grimper" , ajoute encore M. Bossuyt.
Les auteurs de ce dernier braquage n'ont, selon la police locale, toujours pas été interpellés. Ils sont partis avec la modeste somme de 400 €… "Nous demandons des rondes régulières de policiers en uniforme" , enchaîne Tavares. "Notre sentiment est que toute une autre population afflue maintenant dans nos rues. On est bien loin du Uccle d'il y a dix ans."
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