Un camion sonorisé fait danser les Ucclois en plein confinement : "si c'était à refaire, je le referais", répond Boris Dilliès, bourgmestre
Certains citoyens dénoncent un deux poids deux mesures. Le bourgmestre assume et certifie que les règles de distanciation ont été respectées.
- Publié le 22-04-2020 à 14h53
- Mis à jour le 22-04-2020 à 15h00
Certains citoyens dénoncent un deux poids deux mesures. Le bourgmestre assume et certifie que les règles de distanciation ont été respectées.
Si vous résidez à Uccle, vous l'avez probablement entendu passer. Mardi soir, entre 20h et 22h, un camion sonorisé Radio Contact a traversé la commune pour faire danser ses citoyens. "Hier à 22h, j'ai été surpris d'entendre de la musique alors qu'on est en plein confinement, témoigne un habitant de la rue Brugmann. En ouvrant la fenêtre, j'ai découvert le camion sonorisé avec musique, lumières et DJ, faisant danser une vingtaine de personnes sur le trottoir. Une fois l'étonnement passé, j'ai ressenti de la colère en pensant aux mesures strictes de confinement imposées dans les parcs et autres espaces publics par le bourgmestre alors que celui-ci se trouvait dans le camion, encourageant les danseurs. Deux poids, deux mesures, comme on dit dans ces cas-là."
Contacté, Boris Dilliès (MR) confirme avoir autorisé cette initiative, certifiant que les règles de distanciation sociale ont été respectées. "L'itinéraire du bus était secret pour éviter les rassemblements. Quelques personnes sont sorties danser dans certaines rues mais le camion est resté en mouvement pour ne pas inciter les gens à sortir en nombre. Les plus grands groupes comprenaient maximum dix personnes qui étaient toutes plus espacées que dans les magasins. La police était d'ailleurs présente pour faire respecter les règles."
Face à l'énervement de certains citoyens, l'édile répond qu'il y a "toujours des gens qui ne sont pas contents. Mais j'ai surtout vu des centaines de personnes très contentes de cette petite animation. Ca leur a apporté un peu de baume au coeur en cette période difficile. Si c'était à refaire, je le referais".
