La N-VA critique l'extension de la prime bruxelloise Phoenix : "les entreprises ne veulent pas d'argent, mais des employés formés"
Selon le député Gilles Verstraeten, la prime de la majorité bruxelloise ne s'attaque pas au cœur du problème de l'emploi. "Il y a suffisamment d'emplois à Bruxelles, mais ils ne vont pas aux Bruxellois, principalement parce qu'ils ne sont pas suffisamment qualifiés ou parce qu'ils ne sont pas actifs sur le marché du travail."
- Publié le 18-01-2022 à 10h30
- Mis à jour le 18-01-2022 à 10h43

Le parti d'opposition N-VA émet des critiques quant à la décision du ministre bruxellois de l'Emploi Bernard Clerfayt (Défi) de prolonger la prime phoenix.brussels de six mois jusqu'au 30 juin 2022, "malgré les maigres résultats en 2022".
Le député bruxellois Gilles Verstraeten (N-VA) s'interroge sur l'évaluation de la mesure : " Les entreprises ne veulent pas d'argent, mais des employés formés. Mettez l'accent sur l'activation et la formation".
Pour la N-VA, la prime Phoenix est "l'une des mesures d'emploi coûteuses" du plan de relance bruxellois de juillet 2020. Tous les employeurs, y compris ceux basés en Flandre et en Wallonie, peuvent bénéficier d'une prime Phoenix pour recruter des Bruxellois. Initialement, un budget de 30 millions d'euros était prévu pour la prime pour 2021, mais finalement, seuls 6 millions d'euros ont été versés l'année dernière, selon le ministre Clerfayt.
Dès l'annonce de la prime, le parlementaire Verstraeten s'est montré sceptique: "Il y a suffisamment d'emplois à Bruxelles, mais ils ne vont pas aux Bruxellois, principalement parce qu'ils ne sont pas suffisamment qualifiés ou parce qu'ils ne sont pas actifs sur le marché du travail. Le fait que le gouvernement ait budgétisé de tels montants pour la prime en dit long sur le manque de conscientisation sur la nature du problème du marché du travail à Bruxelles".
Pour cette année, 6,75 millions d'euros supplémentaires seront alloués à cette mesure.
