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Rencontre avec Ben Weyts, ministre flamand en charge... de la périphérie bruxelloise: "Le Vlaamse Rand est confronté à une grande pression migratoire"

Ben Weyts est aussi ministre de la périphérie bruxelloise. Une compétence chère à la N-VA, qui en fait un cheval de bataille...

Ben L.G. Weyts, né le 12 novembre 1970 à Louvain, est un homme politique belge flamand, membre de la N-VA. Il vit à Tourneppe dans la commune de Beersel
©cameriere ennio

Vous êtes ministre du Rand… pourquoi un tel ministère en Flandre.

"Car il y a des problèmes spécifiques qui s'y posent. Prenons l'enseignement par exemple. Partout en Flandre, il y a une diminution d'élèves à l'école primaire et maternelle… sauf dans le Brabant flamand, où il y a besoin de capacité et d'investissements supplémentaires. Autre aspect : le Vlaamse Rand est confronté à une grande pression migratoire. Il y a beaucoup de va-et-vient, au détriment des habitants d'origine. Phénomène qu'on observe aussi à certains endroits de Wallonie, comme Deux-Acren par exemple (dans le Hainaut). La situation est telle que des personnes, nées et attachées à cette région, ne peuvent pas se permettre d'y rester. Habiter dans sa région d'origine est un droit. Et ce droit est sous pression dans la périphérie bruxelloise, de même qu'à Deux-Acren ou dans le Brabant wallon. Nous avons donc, au niveau flamand, développé un instrument : un décret qui permet aux communes de réserver des parcelles à des personnes ayant un lien avec la commune. C'est un décret social qui permet aux gens de rester habiter dans leur région, car les prix des terrains et des logements deviennent impayables."

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