Combien de sans-abri à Bruxelles ? Un nouveau décompte aura lieu en octobre : "On pourrait atteindre les 20.000"
La nuit du 15 au 16 octobre, Bruss'help organisera son neuvième dénombrement des personnes sans-abri et mal logées. Un comptage qui pourrait confirmer une nouvelle hausse du nombre de sans-abri dans la capitale.

- Publié le 06-09-2026 à 16h00
- Mis à jour le 06-09-2026 à 16h10

Combien de personnes vivent aujourd'hui sans véritable chez-soi à Bruxelles ? La question sera à nouveau posée dans la nuit du 15 au 16 octobre. Bruss'help organisera alors la neuvième édition de son dénombrement des personnes sans-abri et mal logées en Région bruxelloise, avec l'aide des associations, des services de terrain et de volontaires.
L'objectif est de dresser une photographie du sans-abrisme à un moment précis et de pouvoir comparer les chiffres avec ceux des précédentes éditions. Le comptage doit également permettre de mieux identifier les différentes situations rencontrées : personnes dormant dans l'espace public, hébergées temporairement ou vivant dans des conditions de logement précaires.
Le comptage nocturne aura lieu entre 23h et minuit le 15 octobre. Pour couvrir les 19 communes bruxelloises, Bruss'help recherche au minimum 200 volontaires. Les équipes se retrouveront à 20h30 à l'Odisee Campus Brussels, rue d'Assaut, avant de partir sur le terrain.
Une forte hausse attendue
Les chiffres disponibles donnent une idée de l'évolution. Lors du précédent dénombrement, près de 10.000 personnes sans chez-soi avaient été recensées en Région bruxelloise, soit une augmentation de 25 % par rapport à 2022.
Mais ce chiffre pourrait déjà être en dessous de la réalité. Éric Ancion, coordinateur de Sublink et agent de liaison du Projet Lama, estimait dans un article de La Dernière Heure que le nombre réel était probablement plus proche de 15.000 personnes.
"Avec le prochain dénombrement, on pourrait atteindre les 20.000 personnes. Cela représente une véritable vingtième commune", nous expliquait-il en août.
Car le public rencontré dans la rue évolue. "Le profil des personnes en difficulté n'est plus du tout celui d'il y a quelques années", constate le travailleur social. Les équipes rencontrent davantage de jeunes Bruxellois, de Belges, mais aussi des personnes âgées, des familles monoparentales ou des personnes disposant encore d'un logement mais basculant progressivement dans la précarité.
Le prochain dénombrement permettra donc de mesurer l'ampleur de cette évolution.