"Il y a de la police partout, mais de la justice nulle part" : témoignages lors de la manifestation de ce samedi (VIDEO)
Ce samedi 24 octobre, plusieurs centaines de manifestants ont mené une action de protestation dans les rues de Bruxelles. Plusieurs protagonistes s'expriment quant à leurs motifs.


- Publié le 24-10-2026 à 16h30
- Mis à jour le 24-10-2026 à 18h51

Ce samedi, ils étaient plusieurs centaines à manifester dans les rues de Bruxelles. Les appels ont circulé principalement sur les réseaux sociaux. Plusieurs débordements sont à déplorer, avec notamment des trottinettes cassées et de la signalétique vandalisée.
Sur place, les protagonistes évoquent, vaguement, plusieurs motifs au mouvement. Cela va du minerval dans l'enseignement supérieur à la "fascisation globale de la société". "On est là notamment là pour le mouvement lycéen ainsi que l'augmentation du coût de la vie. On ajoute à cela le fait que le gouvernement ne nous écoute pas, cela incite encore plus de gens à se mobiliser", expliquait Mathéo près du Mont des Arts.
"20 jours de congé par an, c'est pas normal. Ça pousse à la dépression", soutient de son côté David. "On veut des conditions de travail correctes", pointe Julie, du secteur hospitalier. "On se mobilise car on n'en peut plus de l'Etat qui nous réprime. Ils sont en train d'élitiser l'éducation. On se bat pour les travailleurs, les ouvriers, les agriculteurs", "c'est un appel général", entendait-on ailleurs dans le cortège.
"All cops are bastards", scandé pendant des heures
Un des principaux slogans scandés durant la manifestation : Acab. Pour "All cops are bastards". "Tous les flics sont des bâtards. Il y a de la police partout, mais de la justice nulle part", soutient Laurent, ancien gilet-jaune, qui s'est fait tatouer l'acronyme sur le bras et le montre fièrement.
L'Ixellois refuse d'ailleurs de condamner les pillages qui ont eu lieu lors des récentes manifestations en France. Fera-t-il partie de ces pilleurs, lui avons-nous demandé ? "Si je dois en faire partie, oui", a-t-il répondu, sans ambages ni davantage de commentaires.

Un avis que ne partagent pas tous les manifestants. "Bien sûr, on condamne les pillages", pointe Nathan. "Les petits commerçants n'ont rien à voir là-dedans", abonde Matteo.
En se distanciant des pillages, certains voient cependant la violence comme un "mal nécessaire" pour servir leur cause. "Il y a de la violence des deux côtés, police et manifestant. Aucune révolution ne s'est faite sans violence : que ce soit pour la révolution française ou la révolution russe", soutient David. "Les dégâts le plus souvent sont faits envers les grosses enseignes, des gens assurés... Je ne condamne pas la violence des pillages car c'est une méthode pour diviser le peuple. Ce sont des choses qui arrivent, mais il faut qu'on avance", martèle Ariane, étudiante bruxelloise d'origine française.
Selon nos informations à l'heure de rédiger ces lignes, aucun pillage n'est à déplorer ce samedi à Bruxelles. De nombreux commerçants avaient anticipé les faits en dressant des barricades devant leurs vitrines.
