Le dossier est sur la table, bien qu’il demeure encore des inconnues : l’Union-Saint-Gilloise ambitionne de quitter ses quartiers forestois du stade Marien pour s’implanter dans un lieu offrant la modernité et les facilités nécessaires à un club de première division.

Le site du "Bempt", l’actuelle déchetterie à Forest à la frontière linguistique, est actuellement privilégié… ce qui suscite des interrogations et craintes en termes de mobilité dans la commune brabançonne de Leeuw-Saint-Pierre.

Lors du dernier conseil communal, une motion a été votée à la quasi-unanimité pour réclamer un plan de mobilité. "Il risque d'y avoir de gros problèmes de circulation si les 21 000 visiteurs de ce nouveau stade n’ont comme option que la voiture et la sortie du ring Ruisbroek-Drogenbos", indique le conseiller Jeroen Tiebout (NVA).

Le mandataire assure ne pas avoir d’opposition au projet en tant que tel, mais craint pour l’impact d’une telle infrastructure en l’absence de plan d’ensemble. "Leeuw-Saint-Pierre et les autres entités voisines ne doivent pas être victimes des embouteillages. C'est pourquoi l'heure est maintenant au dialogue et aux solutions", indique le nationaliste flamand, qui propose une task-force pilotée par Bruxelles Mobilité et la Vlaamse Agentschap Wegen en Verkeer.

À Drogenbos, chaque jour suffit sa peine

Notons que si Leeuw-Saint-Pierre est située à proximité de l’éventuel stade, l’entité de Drogenbos serait encore plus concernée par cette possible congestion. Le bourgmestre de la commune à facilités refuse de "tirer des plans sur la comète".

"À ce stade, il est prématuré de déposer des motions. Aucun permis n’est encore introduit", souligne Alexis Calmeyn (MR). "Il y aura de toute façon des enquêtes de mobilité, d’incidences… et on se prononcera dans ce cadre-là, au moment voulu."