Défi, partenaire de majorité en région bruxelloise, plaidait depuis le départ pour que le gouvernement bruxellois interjette appel de la décision du tribunal du travail francophone de Bruxelles dans le dossier de la Stib. Mais voilà, le gouvernement régional a décidé jeudi ne ne pas faire appel de l'ordonnance.

Interrogé jeudi après-midi par "La Libre", le président de Défi, François De Smet, se dit "peiné" de l'absence d'appel mais se félicite d'avoir obtenu "des garanties" sur la neutralité au sein des services publics. Morceaux choisis :

"Il n'y aura donc pas d'appel dans ce dossier et c'est un regret pour Défi. Je continue par ailleurs à penser que le fait que la direction générale de l'entreprise a été privée de faire appel pose un véritable problème de séparation des pouvoirs.

Au cours de ces derniers jours, nous avons tenté de convaincre nos partenaires de majorité mais nous n'avons pas trouvé de consensus. Je suis peiné mais il est apparu impossible d'aller en appel, sauf à déclencher une grave crise politique.

Nous avons donc souhaité obtenir des garanties sur la neutralité à la Stib et ailleurs. Nous sommes satisfaits à plus de 70% de l'accord.

Nous avons obtenu que la neutralité exclusive soit désormais la règle et que, dans le règlement de travail de la Stib, les dérogations ancestrales deviennent les exceptions. La règle générale, c'est donc bien l'interdiction des signes convictionnels.

Nous avons obtenu que les fonctions d'autorité et (!) les fonctions qui impliquent un contact relationnel avec le public soient prémunies de tout signe ostentatoire.

Le fait de prendre au sérieux l'existence du prosélytisme dans les services publics constitue également un acquis majeur.

Il va y avoir un débat au Parlement bruxellois. C'est une très bonne chose. Et, j'insiste, il n'y aura pas de majorité alternative sur ce sujet : soit on parvient à fixer un cadre de neutralité commun, soit il n'y aura pas d'avancée mais tout le monde aura au moins clarifié ses positions".