Natalia a bien tué son compagnon à coups de couteau

Le jury n'a pas suivi la défense de l'accusée, qui plaidait l'irresponsabilité. Il a jugé Natalia Kaznatcheeva coupable du meurtre au couteau de son compagnon Roland Oswald le soir du 15 novembre 2019 à Schaerbeek.

Belga
Natalia a bien tué son compagnon à coups de couteau

La cour d'assises de Bruxelles a reconnu Natalia Kaznatcheeva, 58 ans, coupable du meurtre au couteau de son compagnon Roland Oswald le soir du 15 novembre 2019 à Schaerbeek. Le corps du septuagénaire avait été découvert partiellement dénudé, sur le palier de l'appartement de l'accusée, avec le nez sectionné et six à sept autres plaies au couteau dans le torse. Le procès reprendra lundi avec les débats sur la peine.

Le jury a entre autres retenu comme preuves de la culpabilité de Natalia Kaznatcheeva la présence du sang de la victime sur ses vêtements du jour, retrouvés dans la machine à laver qui était prête à tourner, ainsi que les traces relevées dans son appartement et sur une éponge. La tentative de nettoyer un mur taché a aussi été jugée pertinente.

Pour l'accusation d'avoir utilisé un objet tranchant comme arme, les jurés ont considéré la nature des plaies observées par le médecin légiste sur la victime et ont noté qu'il y avait deux couteaux fraîchement nettoyés dans l'appartement, dont un qui a été trouvé par les policiers près de l'accusée.

Le jury a par ailleurs considéré que "l'accusée n'était pas crédible" quand elle disait ne pas se souvenir du meurtre alors qu'elle se souvenait d'autres éléments sur la période. Elle n'avait pas non plus fait mention de ses pertes de mémoire lors de la reconstitution. Natalia Kaznatcheeva avait en effet plaidé non coupable, car elle ne se pensait pas capable de commettre un tel crime, mais avait soutenu que si c'était elle, elle ne s'en souvenait pas.

Le jury n'a pas retenu la vraisemblance d'un trouble mental ayant altéré ses facultés et le contrôle de ses actes au moment du meurtre.

Il a entre autres motivé son jugement par le fait que l'accusée avait posé des actions précises et réfléchies, en tentant par exemple de camoufler des éléments de preuves ou en passant des appels. Les jurés ont aussi fait référence à l'expertise psychiatrique selon laquelle les désordres dont souffrait l'accusée étaient seulement de l'ordre de la névrose.

Le jury a, de plus, estimé que les troubles de l'humeur qui pouvaient être occasionnés par des problèmes de thyroïde n'étaient pas de nature à pouvoir pousser une personne au meurtre.

La délibération n'a pas été simple. Les jurés étaient entrés en délibération vers 10 h 30. Il a rapidement été fait état d'un problème d'inconfort ressenti par une membre du jury en raison d'un problème de bonne compréhension du français. Elle a été récusée et a été remplacée par le premier juré suppléant. Le nouveau jury recomposé est entré en délibération vers 11 h 30.

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...