Nicolas Deconinck souffre et est en arrêt maladie depuis les faits.

"J’avais passé une bonne journée. J’étais avec des collègues pour manger le soir à la place Bizet à Anderlecht. Jamais je n’aurais pu imaginer ce qui allait se passer après", c’est par ces mots que Nicolas Deconinck raconte comment il a été tabassé vers 22h30 dimanche dernier.

Le Bruxellois, magasinier dans une chaîne, avait retrouvé trois collègues et l’amie d’un de ceux-ci pour rejoindre un snack dans le quartier du Bizet. Le repas était amical et tout se passait bien selon les dires de la victime avant qu’un des collègues ne tombe malade. "On a commandé à manger. Arnaud avait un peu bu à un événement avant de venir. Il semblait aller bien. Un autre collègue est rentré avec sa copine. Nous étions trois. Mon ami s’est senti mal. Il a mis sa tête sur la table", relate la victime.

Arnaud, l’ami de l’homme agressé, s’est alors mis à vomir à l’intérieur de l’établissement. Nicolas et sa collègue ont donc décidé de payer et de quitter le snack en sortant Arnaud. C’est là que les ennuis ont véritablement commencé. "Ma collègue a payé l’addition pendant que je m’occupais de l’amener dehors. Mon but était de lui faire prendre l’air et d’éviter qu’il vomisse encore dans l’établissement. Notre amie était partie récupérer la voiture qui se trouvait à quelques dizaines de mètres de l’établissement", détaille Nicolas Deconinck.

L’homme a alors demandé du papier pour essuyer son ami Arnaud à un employé du snack venu à la porte. Ce dernier était là uniquement car un client s’était plaint du vomi dans le snack. "Il m’a décoché un coup-de-poing. J’ai reculé et je suis tombé au sol. Trois autres personnes sont arrivées et ont continué avec lui. Un passant les a alors arrêtés, raconte ému le Bruxellois. J’ai tenté, groggy, de discuter avec l’un d’eux pour comprendre. Là, ils sont revenus me frapper. J’ai réussi à me hisser dans la voiture de ma collègue. Ils étaient toujours menaçants."

Nicolas Deconinck a porté plainte ce lundi à la zone de police Midi (Anderlecht, Forest et Saint-Gilles). Il ne comprend pas ce qui est arrivé d’autant qu’il était déjà allé dans cet établissement. "J’étais dehors pour aider Arnaud. On n’allait pas partir comme des voleurs. On avait d’ailleurs réglé l’addition. J’aurais nettoyé voire dédommagé le snack pour ça. Mais ce sont des sauvages. Je ne comprends pas."

La situation est compliquée pour le magasinier depuis l’incident. Il est en arrêt maladie et n’arrive plus à dormir . Il ne supporte que difficilement les douleurs grâce à la morphine et aux antidouleurs.

L’hôpital lui avait indiqué qu’il souffrait de contusion costale ce dimanche. Un diagnostic qui a depuis évolué négativement. Nicolas Deconinck a une fracture. Il risque d’être en incapacité encore durant au moins un mois. Il pourrait également avoir des lésions aux reins. Les résultats tomberont aujourd’hui.