Le stade de la RAAL La Louvière sera le premier stade-galerie d'art au monde grâce à Daniel Pelletti
Les dix premières œuvres originales de l'artiste louviérois, sur 40 au total, ont été dévoilées.
- Publié le 03-04-2024 à 20h07
- Mis à jour le 03-04-2024 à 20h11
Si les premiers coups de pelle du nouveau stade de la RAAL ont été donnés il y a quelques jours, le projet prend doucement forme dans l'imaginaire des supporters… mais aussi des dirigeants. "Encore aujourd'hui, je me dis que construire un nouveau stade, c'est quelque chose de fou qui ne devrait pas se faire", a commenté Salvatore Curaba. "Lorsqu'on a repris le club, on avait quatre objectifs. Construire un centre de formation, atteindre l'élite du championnat belge avec les équipes premières masculines et féminines et construire un stade. On en est à deux sur quatre en sept ans."

Un stade qui, lorsqu'il sera terminé, sera le premier stade-galerie d'art au monde ce grâce à 40 panneaux de six mètres sur quatre qui seront placés sur le pourtour extérieur du stade, donnant une visibilité extraordinaire à l'artiste qui aura imaginé ces panneaux : le Louviérois Daniel Pelletti. "Pour moi c'est un grand honneur de pouvoir participer à ce projet", nous a confié l'artiste de 75 ans qui n'a eu de cesse, durant sa carrière, de défendre les valeurs et le patrimoine de sa région.
Encore une fois, Daniel Pelletti a décrit dans ses œuvres le passé, le présent mais aussi le futur de La Louvière. "J'ai pris à chaque fois un thème louviérois comme le Daily-Bul, la faïencerie, les ascenseurs ou encore, Achile Chavée. J'ai travaillé intuitivement, sur base de documents. Par exemple, sur le thème du Daily-Bul, j'a travaillé autour de l'escargot qui est son emblème. Le Loup est également et, de fait, bien représenté dans plusieurs de mes tableaux."
Des panneaux de 6 mètres sur 4
Des tableaux qui seront vus de loin vu leur taille de six mètres sur quatre, rien que ça, et par beaucoup de monde qui viendront visiter le stade pour une rencontre de football mais aussi pourquoi pas pour des amateurs d'art. "Cela fait bien entendu plaisir de laisser une trace comme celle-là au cœur de La Louvière. Les Louviérois reconnaîtront forcément les symboles qui les représentent comme les terrils ou l'usine Boch mais les "étrangers" seront également séduits par les couleurs et la composition de mes tableaux, en tout cas c'est le but."
Le foot qui croise l'art. Deux mondes qui se rencontreront d'ici, tout le monde l'espère à la RAAL, la saison 2025/26 si la construction se déroule dans les temps.