"Je ne me nomme pas comme pâtissière fine, mais j'aime le beau", cette Binchoise de 30 ans fait de l'artisanat gourmand avec des produits locaux
Aurélie Nélis est pâtissière professionnelle depuis 9 mois. Ses spécialités : les créations éphémères, le bon et le beau.
- Publié le 24-08-2024 à 10h00

"Dans la famille, on aime les bonnes choses, la gastronomie", un terreau fertile pour Aurélie Nélis, une pâtissière basée à Binche, en activité depuis 9 mois. Pièces montées florales, mignardises, pâtisseries à la crème, tout est bon à façonner, tant que la matière première est locale, qualitative et éventuellement sans-gluten, sans-lactose ou végétalienne, selon la demande.
"Je veux faire une pâtisserie avec des produits locaux, d'origine belge", déclare la jeune femme, qui a progressivement marqué ses engagements vers un art pâtissier éthique. Ses expérimentations ont commencé en marge de ses premières études plutôt ancrée vers la petite enfance, au moment où elle emménage avec son compagnon : "On a commencé comme tout jeune couple, en passant par Colruyt, mais en évoluant, on a cherché des fermes qui laissent vivre les animaux au lieu de les abattre sans savoir si leur viande va être vendue", plaide-t-elle.
Un fort sens éthique
Aujourd'hui, son atelier mise au maximum sur l'économie circulaire." Je ne jette presque jamais rien, je suis très sensible au gaspillage alimentaire". Quelle forme cela prend-il ? Pour commencer, elle a banni le plastique, mais surtout, elle vend ses pâtisseries sur commande. Cela lui permet de ne pas acheter à perte. Et un maximum des éléments de ses créations est comestible. "À l'occasion d'un mariage, j'ai proposé une pièce montée florale, avec des fleurs comestibles de l'Atelier de Mons, le maraîcher des Amis des Aveugles", se réjouit la Binchoise, enthousiaste de compter sur ce partenaire.
La soif d'évoluer
"J'ai dans l'optique de faire un micro-atelier sur réservation. Je propose des gâteaux, des mignardises, des desserts éphémères au fil de mes idées", projette Aurélie, qui ne tarît pas d'idées et ne refuse pas un challenge. "J'étais très fan de l'émission du meilleur pâtissier et avec ma famille, on dégustait toujours quelque chose en regardant la télévision, des choses gourmandes comme une tarte à la crème avec des fruits et peu de chocolat."
Pour atteindre son objectif professionnel, elle est coachée par une couveuse d'entreprise pour 18 mois, bien qu'autre chose traîne dans esprit: "Mon rêve c'est de faire l'école Ducasse, une formation d'élite qui aboutit sur un CAP. La France a un niveau d'exigence plus élevé. Tous les grands chefs sont français, même s'il y en a en Belgique. Mais ça coûte cher. C'est le plan B. Actuellement, je me forme à la gestion d'entreprise" En parallèle, la pâtissière Binchoise recherche une clientèle pour avoir un retour sur ses créations, car aucun artiste ou artisan n'existe sans un public goûteur.
Retrouvez les gourmandises d'Aurélie Nélis sur sa page Facebook.
