Une Sonégienne écope d'une peine de 15 mois de prison pour détention et vente de stupéfiants à Mons
Son compagnon est condamné à une peine de deux ans de prison. Tous deux sont aussi condamnés à payer une amende de 8000 euros.
- Publié le 30-08-2024 à 17h03

Le 30 avril dernier, S.B faisait l'objet d'un contrôle de routine dans le centre de Mons. Dans son sac, cette dame cachait de la cocaïne, du cannabis, des amphétamines et une matraque télescopique. En tapant son nom dans la base de données, les policiers ont pu remarquer qu'elle avait déjà fait parler d'elle avant.
S.B était sous contrôle judiciaire dans le cadre d'une probation. En juillet 2023, le tribunal correctionnel lui a infligé une peine de trois ans de prison, assortie d'un sursis probatoire de cinq ans, pour son implication dans un trafic de produits stupéfiants.
Seule, dehors
Cette mère de famille, originaire de Soignies, avait passé quelques mois en détention préventive avant la condamnation de juillet 2023. Quand elle est sortie de prison, elle a perdu son logement. Quant à ses enfants, ils étaient placés depuis belle lurette dans des centres.
S.B a tenté de trouver un lit dans un abri de nuit, mais les places réservées aux femmes étaient occupées. Elle s'est donc retrouvée dans un immeuble squatté par d'autres toxicomanes, dont S.B, condamné en 2020 à trois ans de prison. La chute était inévitable.
Deux récidivistes
Les deux ont été renvoyés devant le tribunal. Ils n'ont pas nié la détention de drogues. Par contre, ils ont contesté la vente. Tous deux avaient demandé une peine assortie d'un nouveau sursis probatoire, déclarant qu'ils comptaient reprendre la vie commune.
Le tribunal a estimé qu'ils étaient coupables de vente et détention, en état de récidive, et les sépare durant quelques années, car les autres sursis tomberont probablement. Ils ont trente jours pour faire appel.

