Suspension du prononcé pour avoir blessé l'ami de son voisin trop bruyant à La Louvière : Il l'a heurté avec sa voiture
Le prévenu, qui n'arrivait plus à fermer l'œil de la nuit, regrette les faits.
- Publié le 02-06-2025 à 09h02

Le 15 avril 2024, le SMUR prend en charge un jeune homme qui a été touché par une voiture. Il manifeste de vives douleurs à la hanche, conséquences d'un impact avec une voiture. Le jeune homme raconte qu'il a échangé des mots avec un riverain, Sam, et que ce dernier a voulu lui rouler dessus avec sa voiture.
Sous pression
Sam ne contestait pas les faits. Il avait raconté au tribunal qu'il était sous pression à cause de son voisin qui faisait beaucoup de bruit : "Il y avait un va-et-vient incessant dans l'immeuble et son salon se trouvait au-dessus de ma chambre. Je faisais des nuits blanches alors que je devais aller travailler le lendemain matin. Il y avait aussi de nombreuses disputes".
Un soir, il a été surpris par la présence d'un inconnu derrière la porte d'entrée, vitrée. "On s'est un peu échauffé et il a quitté les lieux. Deux mois plus tard, il est revenu et le ton est monté, à nouveau".
Sam est monté dans sa voiture et a percuté la victime. Le tribunal a suivi la plaidoirie de Me Discepoli, lequel avait déclaré que son client n'était pas un fou de volant, mais un jeune travailleur excédé par les frasques de son voisin, "lequel est allé voler la cagnotte Télévie pour une petite fille handicapée".
Suivi psychologiquement
L'avocat avait ajouté que son client et sa grand-mère, avec laquelle il vit, appelaient régulièrement la police. "Stressé par la situation, mon client a été suivi psychologiquement durant un an. Il n'en pouvait plus de cette situation. Le jour des faits, la victime marchait à faible allure sur la route, pour l'ennuyer". Sam a alors commis un geste qu'il regrette aujourd'hui. Son casier judiciaire restera vierge.
Depuis, Sam a racheté l'appartement de son voisin afin de vivre en paix, au-dessus de chez sa grand-mère qui n'a pas à se plaindre de lui.

