Il n'est pas parvenu à obtenir les investissements nécessaires.

La lueur d'espoir d'une reprise de l'usine Durobor s'éteint petit à petit, à l'image de son four dont la procédure d'extinction vient d'être lancée. Le candidat repreneur qui s'est manifesté la semaine dernière a décidé de se rétracter ce mercredi 24 juillet. "L’industriel européen actif dans le secteur du verre n’a pas obtenu les financements nécessaires pour garantir une exploitation durable de la société", annonce la Sogepa, bras financier de la Wallonie et propriétaire des murs de l'usine. "Il a confirmé à la Sogepa et aux curateurs que les quatre fonds d’investissement qu’il avait approché ont refusé de le soutenir dans ce projet."

Outre le financement, ce candidat n'entrait pas dans balises fixées par la Sogepa. "Tout au plus, cet acteur industriel proposait une location temporaire associée à des conditions qui étaient juridiquement impossibles à rencontrer en droit belge. L’exploitation précaire qui était proposée n’était associée d’aucune perspective durable et se heurtait en outre à différents obstacles notamment liés aux droits des travailleurs, à la réglementation sur le permis d’exploiter, la prise en charge des risques et des coûts liés à l’arrêt du four, etc."

Soucieuse d’étudier toutes les pistes de solution, la Sogepa avait retardé autant que possible l’extinction du four pour en permettre la remise en fonction si un projet crédible lui était soumis. La procédure va donc désormais reprendre. "Confrontée à la menace de la destruction pure et simple du four en cas de rupture de fourniture d’énergie le 30 juillet , nous avons décidé de poursuivre l’arrêt organisé du four selon une procédure qui rend en principe possible le redémarrage de celui-ci si un candidat repreneur remet une offre ferme de reprise", explique la Sogepa.

Cela signifie que les candidatures de reprises sont donc toujours activement recherchées, malgré l'arrêt du four désormais entériné. "Le coût de rallumage potentiel du four- bien inférieur au coût de son maintien en activité – ne pourrait pas être un obstacle pour un opérateur ambitieux disposant des financements requis."

Pour rappel, cette décision de mettre à l'arrêt l'outil a été prise au début du mois de juillet suite à l'échec des négociations avec trois candidats repreneurs dont un issu du Moyen-Orient. Jusqu'alors, l'espoir d'un projet de reprise avait pourtant subsisté. Il a toutefois fallu se rendre à l'évidence une fois les contacts rompus même si la Sogepa a indiqué que l'arrêt du four "ne marque pas l’arrêt de la recherche d’un candidat repreneur."