Décès du petit Yann, 7 mois : Maude nie toujours avoir tué son bébé
Elle a vu sa détention préventive confirmée pour le décès du petit Yann, 7 mois.
- Publié le 02-03-2021 à 19h06

Le petit Yann, 7 mois, est mort le 15 septembre 2019. Il a été retrouvé, sans vie, dans son lit-cage.
Mais les circonstances du drame sont troubles : la mère de 23 ans, Maude D., a multiplié durant l'année qui a suivi les campagnes sur les réseaux sociaux, pour faire reconnaître une erreur médicale. Un pédiatre du CHU de Charleroi est incriminé à de multiples reprises et jeté en pâture aux jugements hâtifs des internautes. Des marches blanches et des levées de fonds ont lieu pour soutenir Maude D.
Sauf qu'en parallèle, une enquête était menée par les autorités judiciaires. Après plusieurs mois et une longue audition, la mère est finalement placée sous mandat d'arrêt pour homicide volontaire. On est alors en octobre 2020. Il ressort que Maude D. a évoqué auprès de certains de ses proches d'autres versions, notamment de s'être endormie dans le lit-cage de son fils et de s'être réveillée couchée sur son bébé. Elle est incarcérée en attendant son procès, mais nie en bloc tout ce qu'on lui reproche. Malgré plusieurs tentatives pour faire libérer sa cliente, au fil des mois, Me Lauvaux voit en chambre du conseil la détention préventive prolongée à chaque fois.
Contrecoup supplémentaire pour la mère : comme l'indique RTL Info, le pédiatre qu'elle a incriminé sur les réseaux sociaux dépose plainte pour calomnie. Il a été particulièrement marqué par la campagne sur les réseaux sociaux. Cette plainte se trouverait au stade de l'information judiciaire, alors que l'hôpital qui emploie le pédiatre a décidé de ne pas se porter partie civile.
Ce mardi, Maude D. a comparu à nouveau devant la chambre du conseil de Charleroi. Sa détention préventive a été confirmée une nouvelle fois, malgré la sollicitation de libération sous bracelet électronique. "Il y aura probablement un appel de la décision, et donc une prochaine comparution devant la chambre des mises en accusation", signale Me Lauvaux. Parce que la mère conteste, comme depuis le début, une quelconque responsabilité dans le décès de son fils. "Le parquet ne démontre pas qu'elle l'a tué volontairement", souligne son avocat.
L'enquête pour homicide volontaire, de son côté, semble en passe de se terminer. Le parquet n'a fait aucun commentaire.