Les prisons sont pleines, il est libéré : Christophe va alors acheter de la drogue à Mons puis attaque une amie le soir-même
L'homme venait de bénéficier d'un congé pénitentiaire de six mois et s'est offert cocaïne et Whisky pour fêter cela. Avant d'asséner un coup de boule et d'étrangler son amie chez elle à Erquelinnes.

- Publié le 25-04-2025 à 10h38

Aussitôt sorti, aussitôt de retour. C'est de cette manière-là que l'on pourrait résumer le congé pénitentiaire octroyé à Christophe. Prévu pour rester à l'extérieur six mois, le quinquagénaire aura finalement regoûté aux joies de la nature moins de vingt-quatre heures.
Si Christophe a bénéficié d'un tel congé pénitentiaire après plus de 5 ans de détention, c'est en raison d'une terrible réalité aussi effrayante qu'anormale : la surpopulation carcérale. Du propre aveu du parquet carolo, c'est parce que les "prisons sont trop pleines" qu'il a été décidé de remettre Christophe en liberté. Mauvaise idée ! Avant de retrouver son amie à Erquelinnes, l'individu décide de faire un crochet par Mons pour y acheter une boulette de cocaïne et du Whisky. Seconde mauvaise idée.
Quand Christophe débarque au domicile de son amie, tout se passe bien malgré des condamnation précédentes pour violences sur cette même copine. La nuit passe et à six heures du matin, le prévenu "pète une quille", dixit le parquet. Il assène un coup de boule et étrangle la malheureuse amie.
Six ans de prison pour protéger la société
Auditionné dans la foulée, Christophe a expliqué son passage à l'acte de manière "surréaliste". "Je ne lui ai pas mis de coup de boule de manière intentionnelle, sinon elle ne se serait pas relevée. Si je l'ai attrapée au cou, c'est parce qu'elle gueulait tellement fort que je n'entendais plus la musique." Ce jeudi après-midi, face à sa juge, celui qui a fort logiquement regagné sa cellule depuis lors a fait preuve d'autocritique en admettant s'être sans doute "surestimé ou sous-estimé" en pensant pouvoir ne pas céder aux tentations du monde extérieur.
Pour le parquet, le comportement violent de Christophe et son parcours judiciaire qui a débuté en 1993 doivent le conduire à rester à l'ombre pour un bon bout de temps. "La prison a deux vertus. Elle doit permettre aux gens de se réinsérer. Ce qui n'est pas faute d'avoir essayé avec le prévenu. Et l'autre vertu est de protéger la société", rappelle le substitut Vervaeren avant de requérir une peine de six ans de prison ferme contre Christophe.
La plus grande clémence est sollicitée par la défense. Jugement mi-mai.