Violences conjugales: Vie Féminine en action dans l'espace public à Charleroi Métropole pour aider les victimes à se reconstruire
À Charleroi Thuin, la régionale de Vie Féminine va occuper l'espace public dans les semaines à venir. Objectif : remobiliser le citoyen en le sensibilisant.

- Publié le 08-10-2025 à 06h00

À Charleroi Métropole, la régionale du mouvement d'éducation permanente féministe Vie Féminine va décliner les revendications de la campagne lancée en Wallonie-Bruxelles. Son nom : "Partir pour ne pas y rester", en faveur de l'adoption du pack "nouveau départ" visant à donner aux victimes de violences conjugales les moyens de quitter leur foyer afin de se reconstruire.
"Nous serons ponctuellement sur le terrain jusqu'à la fin novembre", annonce la secrétaire régionale Fatima Ben Moulay. "Protéger les victimes, c'est leur donner des moyens à la fois financiers (une aide d'urgence), sociojuridiques, psychologiques." La base du pack nouveau départ.
Sensibiliser
"Depuis la mise en place de la plateforme Stop Féminicide en 2017, 260 femmes ont été tuées par des hommes qu'elles voulaient fuir. En leur nom et mémoire, et pour protéger toutes celles qui risquent un jour d'allonger cette liste de victimes, nous voulons collecter 2 600 signatures pour obtenir du gouvernement fédéral un plan d'actions clair. À Charleroi, nos militantes iront pour cela à la rencontre des citoyens dans les prochaines semaines."
La secrétaire fédérale se dit très inquiète des mesures d'austérité qui menacent le maintien de dispositifs essentiels. Elle évoque la fermeture de la maison Claudine Mahy, pour l'accueil de femmes SDF à la recherche de lieux de vie non mixtes. "Souvent des victimes de violences", assure-t-elle. Certes, il reste des solutions. Mais chaque outil qui disparaît affaiblit et fragilise des publics vulnérables.
"Pour nous, c'est à partir de l'écoute de ces publics que l'on peut élaborer des politiques publiques efficientes. La précarité au féminin est spécifique. Les femmes SDF se cachent, vivent des violences : les dispositifs classiques ne répondent pas à leurs besoins."
Logement, emploi, santé, pensions, violences, autant de sujets pressants à mettre en débat. "Il faut pour cela remobiliser les gens dans l'espace public, c'est une mission prioritaire, pour ne pas dire un devoir."