Fix My Street débarquera bien à Charleroi... sans date de lancement pour l'instant
Des paramétrages et automatisations sont en cours "pour que chaque demande arrive au bon service" selon l'échevin, interrogé par le PTB. Avec 660 km de voiries et 208.000 habitants, Charleroi doit s'assurer que les demandes des citoyens soient bien prises en compte rapidement.

- Publié le 01-06-2026 à 06h00

FixMyStreet, c'est une application qui permet aux citoyens de géolocaliser des problèmes à destination des services communaux : dépôt sauvage, présence de saletés ou d'animaux décédés sur la voie publique, dangereux nid-de-poule, etc. Un exemple récent à Montigny-le-Tilleul, à côté de Charleroi, où un signalement de "déchets à côté d'une bulle à verre" était notifié par Fabrice, un citoyen : le jour même, l'administration a indiqué que le signalement leur était arrivé, et 13 jours plus tard, le "ticket" a été fermé suite au ramassage des déchets.
À Charleroi, la plus grande ville de Wallonie, l'outil n'est pas utilisé. Mais il existe une volonté politique de le lancer depuis plus de 2 ans. "Vous indiquiez que la mise en place interviendrait au plus tard fin 2025. En mai 2026, aucune mise en service n'a encore été annoncée : c'est pourtant essentiel" a noté au dernier conseil communal le PTB via Mathieu Marchal. Eric Goffart, échevin Les Engagés en charge de la propreté, s'est expliqué. "Cela fait l'objet d'un travail approfondi afin de proposer un outil pleinement adapté aux spécificités de notre ville : plusieurs réunions ont déjà réuni les services communaux, l'intercommunale Tibi ainsi que BeWapp. Orienter automatiquement chaque signalement vers le bon service en fonction de sa localisation est un travail technique déterminant pour garantir un traitement rapide des demandes."
Selon l'échevin, le déploiement sera "progressif" par zone géographique pour couvrir à terme les 660 km de routes que compte Charleroi, 208.000 habitants. Il faut encore finaliser les paramétrages puis tester l'application, avant de lancer officiellement la plateforme. Pourtant interrogé spécifiquement là-dessus par le PTB, l'échevin n'a pas donné de date précise.