Il s'exerce au tir à la Kalachnikov dans sa cave de Marchienne-au-Pont : les policiers l'interpellent et découvrent des kilos de stupéfiants
Le cannabis, la cocaïne et la kétamine étaient stockés à Charleroi puis vendus à Bruxelles. Quatre individus ont comparu ce vendredi 29 mai 2026 devant la cour d'appel.
- Publié le 01-06-2026 à 20h06
Le procureur général de Bruxelles réclame de 2 à 8 ans de détention ferme contre quatre prévenus pour trafic de stups et d'armes. Une partie des faits se sont déroulés à Bruxelles, mais la planque principale de la bande était dans un hangar à Marchienne-au-Pont. Des centaines de kilos de cannabis et quelques kilos de cocaïne pure, ainsi que de la kétamine. Tout ce "matériel" était conditionné pour en faire des pacsons prêts à la vente.
Point de départ de l'enquête au printemps 2023 : un message anonyme transmis à la PJ de Charleroi. Un individu s'exerce au tir dans sa cave avec une Kalachnikov, à Marchienne-au-Pont. Il est interpellé, en même temps que trois comparses.
Au domicile de l'un d'eux, les enquêteurs saisissent 1 pain de cannabis d'un kilo, 300 grammes de cocaïne et de la kétamine. Avec les aveux partiels de certains de ces marchands de mort, des enquêtes téléphoniques particulièrement fouillées vont lancer les agents vers d'autres correspondants de la bande à Bruxelles.
Des faits d'une extrême gravité
Au total, ils sont neuf derrière les barreaux, sans parler d'une dizaine de vendeurs de rue qui seront épargnés. Étonnamment, l'essentiel du trafic de stups et d'armes se déroule dans la capitale, tandis qu'il y a les stocks, alimentés par les trois Carolorégiens du gang. L'enquête va être centralisée dans la ville du Manneken-Pis.
Devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, ils sont neuf à comparaître et les peines oscillent entre 2 ans et 7 ans secs. En cour d'appel, ils ne sont plus que quatre et certains ne contestent plus les faits mais réclament une diminution de peine. Tandis que l'un au moins réfute toutes les accusations. Le procureur général se montre inflexible et requiert donc jusqu'à 8 ans de détention ferme, vu l'extrême gravité des crimes, ce vendredi 29 mai.
Décision dans un mois.