Les syndicats en soutien à Télésambre, télévision locale menacée de devoir se serrer la ceinture ou de fusionner avec d'autres rédactions
La réforme de Jacqueline Galant (MR) ne passe pas auprès des travailleurs du secteur, qui "n'ont toujours pas été associés au projet" dénoncent les syndicats en front commun.

- Publié le 04-06-2026 à 10h54
- Mis à jour le 04-06-2026 à 10h56

Ce mercredi, les syndicats CSC et FGTB ont organisé une action de soutien à Télésambre, la télévision locale de la région de Charleroi, qui couvre 23 communes, et dont l'audience est estimée à 75.000 spectateurs par jour, ce qui veut dire que la moitié des 570.000 habitants auraient été touchés par la chaîne sur une année complète. Pourquoi la soutenir? Parce que comme les autres télévisions locales en Belgique francophone, et d'autant plus dans le Hainaut, la plus grande province du sud du Pays, les 12 antennes pourraient être réduites à 8 en tout, c'est une réforme que porte la ministre Galant (MR). Malgré des actions l'été dernier, "les travailleurs du secteur n'ont toujours pas été associés à cette réforme" dénonce la CSC.
La crainte d'une diminution drastique des moyens humains et financiers est bien réelle chez Télésambre: selon les syndicats, une coupe de 5% dans les budgets est prévue à court terme. On s'en souvient, déjà confrontée à des problèmes de financement, la télé locale de Charleroi avait demandé il y a quelques années une participation aux communes qu'elle couvre en échange de spots publicitaires et de temps d'antenne dédié. Malgré ce redressement, sa situation financière reste précaire.
Selon le front commun syndicat, une réduction supplémentaire des budgets ou des fusions ferait peser un risque sur les missions d'éducation permanente des télés locales, fragiliserait l'indépendance des différentes rédactions et ferait peser une menace sur l'emploi. "Elles jouent pourtant un rôle essentiel dans la vie quotidienne des communes" ont déclaré au fil des mois précédents les conseils communaux de très nombreuses communes de Wallonie, tous partis confondus, et les représentants du secteur.