La prison, avec un sursis probatoire, pour avoir blessé un policier avec sa moto-cross et porté des coups à un passant
L'actuel détenu s'en sort avec une chance de la justice carolo. Durant cinq ans, Adrien devra respecter une série de conditions probatoires.
- Publié le 23-10-2026 à 19h00

Le 6 juin dernier, à proximité de la Grand-Place de Binche, un individu au guidon d'une moto-cross circule sans plaque d'immatriculation et à vive allure, brûle un feu rouge et manque même de faucher une personne. La police locale intervient, mais perd la trace du fuyard…
Il ne s'arrête pas et blesse un policier
Deux policiers tombent ensuite sur le suspect, dans une étroite ruelle. Au pied du mur, Adrien ne s'arrête pas, fonce en direction de l'un des agents pour fuir et le blesse au genou. Le motard, interpellé, est sous l'influence de l'alcool, de cannabis et de cocaïne et ne présente ni permis de conduire, ni contrôle technique et encore mois une assurance pour son engin motorisé. Placé sous mandat d'arrêt, le jeune individu de 25 ans reçoit une surveillance électronique à son domicile. Et à peine une semaine plus tard, Adrien se fait remarquer par la police, parce qu'il se rend au café se trouvant à côté de chez lui. Et le 21 juin, il est impliqué dans une seconde scène de violence à Erquelinnes.
Mécontent de l'anniversaire organisé par son ex-compagne, Adrien se dispute avec elle et lui porte des coups. Des passants, se trouvant au café à proximité, interviennent. À l'aide d'un objet, Adrien assène alors des coups à la tête d'un homme, lui provoquant une plaie à la tête. Devant la juge, Adrien n'avait pas hésité à rejeter la responsabilité des deux scènes reprochées sur le dos de ses victimes.
Cinq ans pour traiter ses dépendances
L'état de récidive, les antécédents judiciaires malgré le jeune âge, la gravité des faits et l'absence de prise de conscience des précédents avertissements obtenus avaient poussé le parquet à requérir une peine de trois ans de prison, avec un sursis probatoire partiel. Ce vendredi matin, c'est un sursis probatoire de cinq ans, pour traiter la dépendance à l'alcool et aux produits stupéfiants, qui a été prononcé par la justice carolo. Avec les trois ans d'emprisonnement.