Le centre social de délassement de Marcinelle est depuis 1953 un lieu d’apaisement pour de nombreux Carolos. À cheval entre Marcinelle et Loverval, il se trouve au milieu des bois, dans un cadre luxuriant, avec deux lacs et une piscine en plein air. Mais il est aussi sous-utilisé.

"La Covid nous a ouvert les yeux, ça a été noir de monde ici durant la crise", détaille Antoine Tanzili, directeur de la Régie Communale Autonome de Charleroi (RCA). Depuis un an, ils ont donc confié l’élaboration d’un plan, d’une vision stratégique, à l’asbl Centre du Paysage pour dynamiser le site naturel de 14 hectares en bordure urbaine et en faire un véritable "parc métropolitain" où se balader, faire des activités, manger un bout, faire se dégourdir les jambes aux enfants, etc. 

© van Kasteel - la signalétique doit être totalement revue

"Il y a des atouts incroyables au niveau espaces naturels et un vrai patrimoine architectural, il y a des activités à développer en plus de la piscine (Charleroi-les-bains, NdlR) ou de l’accrobranche, mais il y a aussi un problème d’accessibilité, de stationnement, et surtout de lisibilité de ce qu’est cet endroit, ce qu’on peut y faire, comment y arriver, etc.", indique Simon Blanckaert du Centre du Paysage. "Si la vision qu’on veut insuffler prend, alors il faudra aussi s’assurer que la fréquentation accrue ne nuise pas à la forêt et à la biodiversité."

D’abord, la RCA veut rénover les trois parkings pour étendre l’offre de stationnement, mieux la structurer, et idéalement fermer plusieurs rues pour qu’elles laissent place aux promeneurs et piétons. L’accès au site se ferait via ces parkings, à pied depuis la N5 (et le futur BHNS), ou par la ligne 21 du TEC, qui peut être prolongée jusqu’à l’orée de la forêt, à quelques centaines de mètres à peine du cœur du site. 

© van Kasteel - un des deux lacs, avec une aire de jeu

"L’idée c’est que le plateau en hauteur et le Centre de Nature, où on organise déjà des activités et événements et où viendront à terme les classes vertes, soit lié à la partie basse, les deux lacs et la piscine", explique-t-on.

Les chemins en forêt seraient balisés et redessinés avec des haies en bois mort, pour faciliter les promenades, tandis que la plaine de jeu en contrebas grandirait et accueillerait des jeux plus forestiers.

Sur la partie basse toujours, autour des lacs, il faut redessiner un chemin de promenade, et faire quelque chose du bâtiment "Lake Side" : "on imagine bien un restaurant (une brasserie renommée a déjà montré des signes d’intérêts, NdlR), avec la grande terrasse qui donne sur le lac, voire aménager un ponton sur l’eau pour aussi y placer des tables." Ceci s’ajoutant au minigolf, la piscine plein air, l’accrobranche, les parcours VTT, la pêche et autres, qui existent déjà aujourd’hui. 

© van Kasteel - Charleroi-les-bains, ouverte durant la période estivale

La RCA table sur une petite dizaine d’années pour voir différents projets aboutir. Avec quels moyens, pour quelles activités ? C’est encore flou. "Mais on veut que ça devienne un site d’exception, un peu comme Chevetogne, sans cependant demander de droit d’entrée a priori", conclut Antoine Tanzili.

Un exploitant recherché pour le "Lake Side"

La RCA lance un appel à manifestation pour l’exploitation durant 15 ans minimum du bâtiment "Lake Side", dans la vallée. Parking, terrasse de 350 m², bâtiment sur trois niveaux, avec vue sur le lac : idéalement, ce lieu pourrait accueillir un restaurant, mais la volonté est d’ouvrir à tout type de projet. Il faudra par contre totalement rénover le bâtiment, à l’abandon depuis 2013. "On a des possibilités de négociation : rénover nous-mêmes et faire payer un loyer plein, donner une concession domaniale et laisser le privé rénover… c’est à voir", indique la RCA.

> Toutes les informations sur l'appel à manifestation au 071/20.09.29, louise.warichet@rca.charleroi.be ou youri.fragneau@rca.charleroi.be.

© van Kasteel - le bâtiment Lake Side