Les activistes de Code Rouge ont quitté le site de Flémalle : "Un succès pour la justice sociale et climatique"
La centaine d'occupants encore présents ont reçu les renforts d'une soixantaine d'activistes avant de plier bagage.

- Publié le 08-07-2023 à 14h00
- Mis à jour le 08-07-2023 à 17h21
Après 4 jours d'occupation, le mouvement Code Rouge a mis fin au blocage du chantier de la future centrale à gaz fossile d'Engie à Flémalle. D'autres actions ont également eu lieu devant le siège social de l'entreprise à Bruxelles (Engie-plage) et devant la centrale nucléaire de Tihange. 700 activistes ont participé à ces actions "de désobéissance civile de masse".
Comme ils l'avaient annoncé, les participants ont quitté le site flémallois vers 14 h pour se rendre à une manifestation de soutien dans le centre de la commune d'Engis situé à quelques encablures à peine du chantier de la centrale. Au total, les activistes auront passé plus de 80 heures sur les lieux, retardant d'autant les travaux de construction. Cette nuit encore une soixantaine de personnes se sont rendues à Flémalle pour y passer les dernières heures d'occupation.
Rendez-vous à la Cop 28
"Cette nouvelle mobilisation historique montre à quel point la situation est grave et nécessite une action urgente", explique Morgane, porte-parole pour Code Rouge. "En misant sur de nouvelles centrales à gaz et sur la prolongation du nucléaire, en supprimant la taxation des surprofits et en supprimant le tarif social élargi, le gouvernement belge et Engie choisissent d'aggraver la crise sociale et climatique. Il est désormais primordial d'agir et d'imposer une révolution énergétique juste. Le gouvernement doit commencer par annuler ce projet absurde de nouvelles centrales à gaz."

Code Rouge a notamment pour objectif la sortie des énergies fossiles et veut pointer du doigt la responsabilité de l'industrie fossile et du gouvernement dans la crise climatique et sociale. "Notre message est clair : cette action ne sera pas la dernière. Nous serons sur la route des politiques et des actionnaires face à ces projets destructeurs. Puisqu'il semble clair que des entreprises comme Engie – avec la complicité du gouvernement – mettent leurs propres profits au-dessus des intérêts de toutes et tous, et au-dessus du respect de la planète et du climat, Nous sommes en situation de légitime défense", poursuit Morgane.
Environ 200 personnes se sont donc rassemblées à Engis pour une manifestation pacifique qui, à l'heure d'écrire ces lignes se déroulait sans incident.
"Notre espoir, après la levée du blocage, est d'une part d'avoir su mettre en évidence dans l'opinion publique le non-sens que cette centrale représente en pleine crise climatique, et d'autre part que les retards provoqués par notre action compromettent l'achèvement des travaux, prévu pour 2025".
Le mouvement ne compte pas s'arrêter là, et annonce que sa prochaine action publique aura lieu en décembre, à l'occasion de la COP 28.