Féminicide, l'enquête est presque bouclée dans le dossier d'Ethan de Graaf qui devra répondre d'avoir tué son ex-compagne, Alexandra à Flémalle
La victime, âgée de 26 ans était maman d'un petit garçon âgé de seulement 4 ans au moment des faits.
- Publié le 04-05-2024 à 07h00

La chambre du conseil de Liège a confirmé la poursuite de la détention sous la surveillance du bracelet électronique d'Ethan De Graaf, 21 ans, qui doit répondre d'avoir tué Alexandra Périlleux, âgée de 26 ans. Des faits qu'il a commis à son domicile situé à Flémalle dans la nuit du 4 au 5 août 2023.
Ethan De Graaff et Alexandra Périlleux, originaire de Comblain-au-Pont, entretenaient une relation sentimentale depuis deux ans. Mais une rupture était intervenue quelques semaines avant les faits.
Le soir des faits, la jeune femme est revenue sur place pour reprendre du courrier. Les deux anciens amants ont passé la soirée ensemble. Ethan De Graaf a découvert un message reçu par son ancienne compagne et en a déduit qu'elle entretenait une relation avec un autre homme.
Il la tenait par le col et lui a secoué la tête.
Une dispute a éclaté et Ethan De Graaf a empoigné Alexandra. Il l'a fait tomber au sol et s'est mis sur elle. Il la tenait par le col et lui a secoué la tête. La tête de la jeune femme a heurté à plusieurs reprises le sol. L'agresseur a découvert qu'Alexandra avait perdu connaissance et perdait du sang à l'arrière de la tête. Il a alors appelé la police en déclarant qu'il pensait "avoir tué son ex."
Une importante blessure à l'arrière de la tête
Les secours n'ont rien pu faire. La jeune maman d'un petit garçon âgé de quatre ans est décédée. Le médecin légiste a constaté une importante blessure à l'arrière de la tête, ainsi que des traces de "contre-impact" au niveau du crâne de la victime. Ce ne serait pourtant pas cette lésion qui aurait causé la mort mais bien l'asphyxie. La présence du jeune homme sur le thorax de la victime aurait pu causer le décès. Une reconstitution des faits a été réalisée.
Le suspect a été mis sous mandat d'arrêt mais a bénéficié du placement d'un bracelet électronique en mars 2024. Ce vendredi, il repassait pour la première fois devant la chambre du conseil depuis la mise en place de cette mesure dont il a respecté les conditions. Les enquêtes de moralité doivent encore être réalisées.
Me Karol Paye et Me Adrien Croisier, les avocats de l'inculpé, ont préféré ne pas émettre de commentaire à ce stade de l'affaire.
