Un lavoir public créé après les inondations à Chaudfontaine séduit toujours autant : "Nous avons décidé de pérenniser le service"
Deux machines à laver et un séchoir seront aménagés dans l'ancien local "Itinéraire Bis". Ce projet porté par les Ateliers de la Vesdre "répond aux besoins de la population tout en créant de l'emploi".
- Publié le 10-07-2024 à 07h45

Dans la nuit du 14 au 15 juillet 2021, les inondations ravageaient de nombreuses communes de la province de Liège, dont Chaudfontaine. Suite à ces événements tragiques, la Croix Rouge, notamment, avait récolté de nombreux dons. Une partie de cet argent avait alors servi à ouvrir un lavoir public en octobre de la même année, dans le parc communal de Vaux-sous-Chèvremont.

Les personnes sinistrées avaient alors la possibilité d'obtenir des jetons de lavage gratuitement au CPAS de la Commune. Presque trois ans plus tard, si la Vallée de la Vesdre se reconstruit et que le cours de la vie semble avoir repris, force est de constater que "le service plaît toujours autant". En effet, Jérémy Nulens, chef du projet "Les Ateliers de la Vesdre", constate que de nombreuses familles utilisent encore régulièrement les machines mises à disposition des citoyens.
Face à ce succès, le chef et son équipe ont décidé de pérenniser le service et de reprendre la gestion du lavoir public. Ce dernier sera, dès septembre prochain, relocalisé dans l'ancien local "Itinéraire Bis", "lui aussi fortement touché par les inondations". Pour rappel, les Ateliers ont pour but premier de "reconstruire après les inondations une vallée du plein-emploi".
Dans le cadre du lavoir, "nous avons dû engager une personne chargée de passer les marchés publics pour l'achat du matériel, par exemple", explique Jérémy Nulens, qui indique que "du travail, il y en a, et des talents aussi". Si l'emplacement des deux futures machines et du séchoir est connu, , reste encore à définir des tarifs d'utilisation. "Il s'agit d'un lavoir public et non d'un lavoir social", indique le responsable, justifiant ainsi "que le service ne sera pas gratuit". "Néanmoins, nous ne pratiquerons pas des tarifs excessifs, bien que nous ne constituerons pas une concurrence déloyale pour les lavoirs privés", conclut-il. À noter que, "si le public est au rendez-vous, des machines supplémentaires pourraient être ajoutées".
