Des militants antifascistes accueillent les élus MR : "Bouchez à Liège, on ne se laissera pas trumper"
L'accueil d'un ancien candidat de Chez Nous au MR ne passe pas. Ambiance.

- Publié le 03-02-2025 à 18h15

Alors qu'ils s'apprêtent à voter l'important document de déclaration de politique communale, les élus liégeois du conseil communal ont été "chaleureusement" accueillis ce lundi 3 février vers 17 h, à l'hôtel de ville de Liège. Une bonne centaine de militants antifascistes s'étaient en effet donné rendez-vous à l'arrière du bâtiment communal liégeois, près de la porte d'entrée par laquelle pénètrent les élus, pour manifester leur colère à l'égard des conseillers... libéraux exclusivement.

Ce n'est pas la formation du gouvernement fédéral qui était au centre des discussions (quoique ?) mais bien la récente adhésion d'un certain Noa Pozzi au Mouvement Réformateur. La polémique a en effet enflé en ce début d'année à la suite de l'annonce du ralliement au MR de cette ancienne (jeune) figure du mouvement politique d'extrême droite, le parti Chez Nous. Lors des dernières élections fédérales en effet, le jeune homme, étudiant en Sciences Politiques à l'Université de Liège, figurait à la première place de la liste Chez Nous.
Après avoir été refusé une première fois (cet été), le jeune homme a donc finalement convaincu le président du MR, Georges-Louis Bouchez, ce dernier expliquant qu'il était heureux de voir des jeunes rallier les idées d'un parti démocratique.
Ce lundi, à l'arrière de la Violette, c'était donc ce président du MR que les critiques visaient.
"C'est vous qu'on ne veut pas Chez Nous"
Sur le coup de 16 h 30, plusieurs militants antifascistes ont donc pris la parole devant un parterre de citoyens liégeois particulièrement enthousiastes et remontés, au son des tambours. Sur les calicots on pouvait lire quelques messages explicites : "On veut du Bouchez halal" ; "C'est vous qu'on ne veut pas Chez Nous" ; "Vous faites de la MeRde" ; "Bouchez à Liège, on ne se laissera pas trumper" ; "MR, Mouvement Raciste".
Bien que le mouvement réformateur liégeois se soit publiquement désolidarisé de cette prise de position, une certaine tension était palpable au moment de l'entrée des conseillers libéraux.


