Le braqueur Mustapha Iken se voit accorder une peine de travail pour avoir rentré un faux contrat de travail en vue d'une libération conditionnelle
La police s'est d'abord intéressée à un faussaire ultra-connu avant de retomber sur le trentenaire qui a cumulé des peines pour un total de plus de quarante ans de prison.
- Publié le 09-04-2026 à 17h12

Le tribunal correctionnel de Liège a décidé d'accorder une peine de travail de 300 heures de travail à Mustapha Iken, un multirécidiviste âgé de 39 ans, reconnu coupable d'avoir rédigé et utilisé de faux contrats de travail de fausses fiches de paye devant le Tribunal d'Application des Peines de Bruxelles dans le cadre d'une liberté conditionnelle.
Le faussaire a écopé de 20 mois de prison ferme et le tribunal a disjoint le dossier de deux autres prévenus.
Lors de la précédente audience, le parquet avait requis des peines allant de 20 à 30 mois de prison ferme à l'encontre des prévenus.
Mustapha Iken est particulièrement bien connu des autorités puisqu'il a participé à des braquages, des tigers kidnapping et s'est déjà évadé de prison. S'il avait effectué toutes les peines qui lui ont été infligées, sa sortie de prison, à fond de peine, était programmée en 2052. Depuis 2005, il a été condamné à des peines cumulées d'un total de… 43 ans.
Cette fois, en décembre 2024, il a rentré un faux contrat de travail et cinq fausses fiches de paie au Tribunal d'Application des Peines pour rester en liberté conditionnelle.
Mais s'il semble le suspect le plus "connu", les enquêteurs se sont d'abord intéressés à Alexander, 41 ans, un faussaire déjà condamné à de multiples reprises.
Il est apparu qu'il possédait bon nombre de faux documents dont des fiches de paie au nom de Mustapha Iken, mais aussi de Murat, 31 ans.
La société dans laquelle ils déclaraient travailler est une coquille vide depuis 2021 qui n'a ni siège social, ni activité lucrative, ni même de boîte aux lettres à son nom. Ses comptes sont vides et elle ne rentre pas de comptes annuels.
Mustapha Iken, qui déclare gagner un salaire d'environ 1 900 euros, n'a reçu aucun versement et n'a pas fait de déclaration fiscale.
Ce dernier, qui était sur écoute dans le cadre d'un autre dossier qui n'est pas encore terminé, a été enregistré tandis qu'il semblait être étonné de parler à Alexander alors qu'il déclarait travailler avec lui de manière régulière.
"Je suis ici à cause de mon nom"
Il a insisté pour que ce dernier lui fournisse des fiches de paie. Aucune conversation ni message ne font état de vente de voitures alors qu'il était censé travailler dans le domaine.
"Je ne suis pas une crapule", a indiqué Mustapha Iken lors de la précédente audience. "Il m'a escroqué. Il m'a dit qu'il était le patron. Vous me prenez pour un imbécile au point d'aller donner des fausses fiches de salaire ?"
Le tribunal n'a pas cru à leurs versions mais a décidé d'accorder une peine de travail à Mustapha Iken.