Le personnel lui demande de ne pas squatter la table du Quick situé à Liège, il menace les employés à l'aide d'un couteau
L'homme a expliqué que son addiction à l'alcool avait provoqué la perte de son emploi, de son logement, de l'amour de ses proches et aussi souvent de sa liberté.
- Publié le 14-04-2026 à 18h00

Le parquet général a requis une peine d'un an de prison devant la cour d'appel de Liège à l'encontre de Kevin, 41 ans, un Liégeois qui a menacé le personnel d'un fast-food à l'aide d'un couteau le 22 mars 2025.
En instance, le tribunal lui avait laissé une nouvelle chance puisqu'il lui avait accordé une peine de cent cinquante heures de travail ou, à défaut, un an de prison.
Le parquet a décidé de faire appel de cette décision.
L'homme est déjà bien connu de la justice. Le jour des faits, il se trouvait avec d'autres personnes au Quick situé sur le boulevard Frankignoul à Liège.
En réalité, Kevin et ses connaissances avaient pour habitude d'attendre non loin des sorties des fast-foods pour tenter de récupérer certains burgers qui sont jetés aux ordures s'ils n'ont pas été vendus à peine quelques dizaines de minutes après avoir été réalisés.
C'est dans ce cadre que l'homme s'est trouvé sur place avec une connaissance. Les deux hommes étaient attablés et consommaient des bières qui ne provenaient pas du commerce.
Elle faisait "sa maligne"
Le personnel a demandé au groupe de quitter les lieux. Mais Kevin ne l'entendait pas du tout de cette oreille. En effet, il a sorti un couteau et a menacé une employée qui s'adressait à lui ! Il lui aurait déclaré qu'elle faisait "sa maligne." L'ami de Kevin a tenté de le calmer.
Kevin a de nombreux antécédents judiciaires, dont notamment une condamnation pour des coups portés à un mineur et des coups ayant entraîné une incapacité de travail… En 2014, il a écopé d'une peine de 4 ans de prison qui lui enlève le droit au sursis simple. Il se trouvait déjà en double récidive spéciale.
"Je me suis comporté de cette manière parce que j'étais sous l'effet de l'alcool", a indiqué le prévenu lors de la première audience consacrée à son affaire. "J'étais carrossier et j'avais un logement. Je me suis retrouvé à la rue à cause de l'alcool."
Me Kevin Nerrinck qui assure la défense du prévenu a plaidé un sursis probatoire.
