Chaudfontaine 5 ans après les inondations : le film
La Commune a tenu à donner la parole aux habitants, commerçants et autres acteurs locaux.

- Publié le 22-07-2026 à 11h00
S'il est une commune dont le visage a profondément changé en région liégeoise depuis les inondations de juillet 2025, c'est assurément Chaudfontaine. Douloureusement tout d'abord, comme d'autres entités nichées en bord de Vesdre. Puis de manière résiliente ensuite, afin de (re) donner le meilleur d'elle-même…
À Chaudfontaine en effet, si la majorité de la population réside sur les hauteurs, les "services" rendus, connus au sein de la commune sont historiquement liés à la Vesdre. L'eau bien sûr, le casino, les commerces aussi et le tourisme y sont pleinement associés.
Cinq ans après, la commune – où 1.800 habitations furent touchées (3.800 habitants) – a tenu à réaliser un petit film documentaire, pour montrer la résilience dont font preuve la population et le territoire communal.
"Réconciliation avec le genre humain"
Ainsi, durant une bonne quinzaine de minutes, ce sont les "acteurs locaux" qui ont la parole. On y découvre des témoignages axés sur la reconstruction mais aussi sur les liens sociaux qui se sont tissés ces dernières années. Tant du côté des entreprises que des pouvoirs publics ou des acteurs locaux, le caractère "humain" est en effet naturellement mis en avant.
"Au moment des inondations, les solidarités se créent. Et cela, c'est vraiment quelque chose qui est un des bénéfices secondaires de ce genre de drame qui génère de choses inattendues et notamment pour certains d'entre nous, une réconciliation avec le genre humain", témoigne notamment cette responsable d'une galerie d'art et de culture. "Parce qu'on se rend compte que les gens ne sont pas si égoïstes qu'on le dit".

Pour rappel à Chaudfontaine, les inondations ont entraîné une refonte complète de nombreux secteurs… du fonctionnement de l'entreprise Coca-Cola Chaudfontaine à la gestion des berges (rehaussées) en passant par la création de vastes parcs d'immersion ou encore par la démolition d'une trentaine de maisons en bord de Vesdre, la reconstruction durable et la résilience furent clairement les maîtres mots.