Plusieurs écoles liégeoises reprennent la grève : "La manifestation du 10 septembre est un avertissement"
Les enseignants et les syndicats dénoncent toujours "le manque de dialogue" de la ministre Valérie Glatigny et exigent un recul des mesures.
- Publié le 27-08-2026 à 13h02
- Mis à jour le 27-08-2026 à 13h09

Il n'aura pas fallu attendre longtemps avant que la rentrée scolaire ne soit perturbée. En effet, au moins cinq écoles de l'arrondissement liégeois, dont trois écoles de la Ville de Liège, ont déposé un préavis de grève.
Selon Jorre Dewitte, secrétaire régional CGSP Enseignement, "les profs sont unis et les syndicats les couvriront tant que la ministre n'annoncera pas un recul des mesures". Pour rappel, en juin dernier, le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles votait le décret programme porté par Valérie Glatigny. Parmi les mesures décriées, citons notamment la hausse du minerval, mais aussi et surtout, la drastique diminution des subsides utilisés pour l'achat de repas scolaires et l'augmentation de la charge "face classe" des professeurs du secondaire supérieur.
Près de 400 élèves
"Nous sommes au mois d'août, et les mesures se font plus que sentir dans les établissements", dénonce Jorre Dewitte. "Les témoignages d'enseignants qui perdent leurs heures affluent et, pour d'autres, les deux heures supplémentaires représentent bien plus que ça en réalité", ajoute-t-il. Il cite notamment l'exemple d'une enseignante qui, l'année dernière, avait 170 élèves. Cette année, "elle en a près de 400 !"
Avec cette réorganisation du temps de travail, "il y a une réelle crispation", confie le syndicaliste : "Les équipes sont déforcées et, pour la première fois, les pouvoirs organisateurs font entendre leur mécontentement". "Valérie Glatigny passe en force et envoie des huissiers, son mépris est grand et face à cela, la majorité ne restera pas silencieuse", conclut-il.
"Pas de compromis"
Ainsi, ces grèves annoncent la couleur pour la manifestation du 10 septembre prochain, qui servira "d'avertissement". Aussi, si le 27 septembre, "la ministre ne fait pas de compromis", son mandat risque bien de se résumer à "un mouvement de contestation sans précédent" et de se heurter encore un peu plus à la colère des enseignants.
