Luxembourg La victime avait été abusée à plusieurs reprises lors de séances de reiki.

L’affaire avait été introduite en février dernier devant le tribunal correctionnel d’Arlon. La victime, Julie (nom d’emprunt), avait été abusée à plusieurs reprises par un homme se disant être un spécialiste du reiki, une technique particulière de massage.

"Elle n’était pas dans la période la plus facile de sa vie. Pour remonter la pente, elle se rendait souvent au manège. Voir les chevaux, quel plaisir. C’est là que ma cliente a rencontré Marc (nom d’emprunt) la première fois", expliquait l’avocat de Julie lors de la première audience.

La suite ? Une succession d’attouchements de la part du prévenu… Les premiers ont commencé au manège. "J’avais des douleurs au niveau de l’épaule. Il m’a fait un petit massage. Ça m’a fait du bien. On a sympathisé. Je lui faisais confiance…", disait Julie.

Un jour, elle contacte Marc. Les douleurs sont à nouveau présentes. Elle n’est pas contre une nouvelle séance. Marc propose de se rendre directement chez elle pour la soulager. Mais la séance dérape. Marc est ainsi poursuivi pour divers attouchements et pour exercice illégal de la médecine, car il ne possédait pas de diplôme officiel au moment des faits. Vu son casier vierge, Marc risque surtout une forte amende administrative.

Le jugement devait intervenir ce mercredi 11 septembre. Julie était donc là au tribunal pour entendre le verdict. Après plus de trois heures d’attente, le temps que les autres affaires défilent, le juge annonce finalement que le verdict est reporté au 9 octobre. "Le plus dérangeant, c’est surtout le fait d’avoir à nouveau côtoyé mon agresseur. Il était à quelques mètres de moi", nous confiait Julie, accompagné cette fois-ci de son compagnon. L’émotion est palpable. "Être dans l’attente et ne pas savoir ce qu’il va se passer, c’est vraiment une situation insoutenable. Je ne veux pas spécialement qu’il aille en prison. Je veux juste qu’il soit reconnu coupable aux yeux de la loi. Il doit comprendre que ce qu’il m’a fait est punissable et inconcevable. Il doit se sentir coupable de m’avoir fait du mal", conclut Julie.

L.TR.