Cinq ans après les inondations à Bomal-sur-Ourthe : "Quand il y a un gros orage, le stress revient"
À la mi-juillet 2021, la ferme Houard avait été envahie par 1,50 m d'eau. Cinq ans plus tard, tous les stigmates des inondations ont été effacés. La construction du nouveau bâtiment se termine. Le magasin et la boucherie y seront installés en septembre prochain.

- Publié le 11-07-2026 à 08h00
- Mis à jour le 11-07-2026 à 09h07

Alors que la vague de chaleur sévit à nouveau, à Bomal-sur-Ourthe (Durbuy), Olivier Houard se souvient qu'il y a cinq ans il avait les pieds dans l'eau. "Aujourd'hui tout va bien, mis à part la chaleur oppressante, et je ne vis pas chaque jour dans l'angoisse mais lorsqu'un gros orage éclate, le stress revient. Je crains que l'Ourthe ne sorte à nouveau de son lit et inonde la ferme. En 2024, nous avons craint un nouveau débordement mais en fin de compte, il ne s'est pas produit."
Le 15 juillet 2021, la ferme Houard était envahie par 1,50 m d'eau. Des inondations qualifiées d'exceptionnelles. "La ferme a été construite au XVIIe siècle et je suis la 4e génération. L'Ourthe a déjà débordé à plusieurs reprises et il y a déjà eu quelques centimètres d'eau dans la cour mais, avant la mi-juillet 2021, elle n'avait jamais inondé les bâtiments", poursuit Olivier Houard.
Dégâts chiffrés à 230 000 €
On se souvient qu'après avoir paré au plus pressé pour rouvrir le restaurant, le magasin de produits du terroir et les quatre chambres d'hôtes, la famille Houard a entrepris de gros travaux de plafonnage, de menuiserie et d'électricité. Elle s'est aussi lancée dans la construction d'un nouveau bâtiment pour y installer le magasin et la boucherie.
Au total, les dégâts se chiffraient à 230 000 euros. Les assurances étaient intervenues à hauteur de 200 000 euros en 2022. Environ 30 % des récoltes perdues avaient été couvertes par le fond des calamités pour un montant de 30 000 euros. "Les cultures avaient été polluées aux hydrocarbures, continue Olivier Houard. Les récoltes de maïs, de céréales et la deuxième coupe de fourrage avaient dû être jetées. Par la suite, des traces d'hydrocarbures n'ont plus été décelées et nous n'avons pas réalisé des travaux de dépollution."
De ces moments difficiles, l'agriculteur retient le bel élan de solidarité. Sur le plan humain, il avoue que s'il n'avait pas été soutenu par la famille et les voisins, il n'aurait pas tenu le coup. "Cette solidarité nous a permis de nous relever alors que nous étions par terre. Jamais je n'oublierai ces appels téléphoniques et ces messages de soutien sur les réseaux sociaux. Aujourd'hui, nous avons retrouvé notre énergie et l'envie d'avancer. La construction du nouveau bâtiment se termine. Le magasin et la boucherie y ouvriront en septembre."