Sorelobo bis: 8 personnes en correctionnelle
La chambre des mises en accusation a estimé que la majorité des inculpés devaient s'expliquer.
- Publié le 06-05-2016 à 07h33
La chambre des mises en accusation a estimé que la majorité des inculpés devaient s'expliquer. Depuis février dernier, la chambre des mises en accusation de Mons se penche sur le dossier de la Sorelobo bis, l'immobilière sociale tristement célèbre suite à l'incendie mortel où sept locataires perdaient la vie dans l'immeuble Les Mésanges, à Mons, en 2003. Mardi soir, un arrêt renvoyant huit des onze prévenus devant le tribunal correctionnel de Mons a été prononcé.
Parmi les inculpés renvoyés, on retrouve Raphaël Pollet (commissaire spécial de la Région wallonne) et Victor Zdanov (soupçonné d'exercer un emploi fictif). Bernard Mulkers, Claude Mathieu, Didier Langerock, Serge Guelton, Daniel Penant et Bruno Van Der Missen, principalement des cadres de l'ex-Sorelobo, devront également s'expliquer devant la justice.
Dans cette affaire , des malversations, des faux en écriture, des prises d'intérêt et des détournements par fonctionnaires sont reprochés aux différents inculpés. Des frais fictifs, de déplacements et de représentation, ainsi que des missions de consultance payées à des salariés de l'immobilière sociale entre 2001 et 2006 sont aussi dans le collimateur. Victor Zdanov alors à la tête de la Sorelobo est aussi suspecté d'avoir exercé un emploi à mi-temps fictif au sein du centre de santé de Mons et de deux autres intercommunales. Raphaël Pollet aurait également bénéficié de généreuses indemnités suite à son passage à la Sorelobo.
La chambre des mises en accusation devait notamment vérifier la question de la prescription. En effet, ce dossier bis est lié à l'incendie de l'immeuble de logements sociaux des Mésanges survenu en 2003. Lors des investigations, en novembre 2005, les enquêteurs avaient notamment mis la main sur des pièces comptables suspectes. Et d'année en année, la saga judiciaire de cette affaire a pris de l'ampleur. Le volet judiciaire sur l'incendie s'est clôturé en 2013 par l'acquittement de l'ancien directeur gérant, Victor Zdanov, et du président de l'époque de la Sorelobo, Maurice Lafosse. L'ex-Sorelobo était, seule, reconnue fautive.
Reste que le volet malversations au sein de l'immobilière a pris son temps pour sortir des placards. Selon le procureur du roi de Mons, Christian Henry, une première audience afin de fixer le calendrier pourrait être programmée avant les vacances judiciaires. Pour éviter de tomber sous la coupe de la prescription générale, un jugement doit intervenir avant novembre 2016.
