Hensies : 20.000€ pour les logements d'accueil des réfugiés inoccupés et chauffés depuis 8 mois

Le CPAS a donc décidé de réduire le nombre de logements destinés à abriter les réfugiés

Bosman Florence

Le CPAS a donc décidé de réduire le nombre de logements destinés à abriter les réfugiés Ce mercredi, lors du conseil communal d'Hensies, Christian Godrie, le président du CPAS, a exprimé son désarroi quant au financement de trois logements, mis à disposition pour l'accueil de familles de réfugiés, pourtant absentes depuis plus de huit mois.

"Il y a un an, chaque commune a reçu un avis disant qu'il fallait faire un effort pour accueillir des réfugiés. À l'époque, nous n'avions pas assez de bâtiments disponibles pour satisfaire à cette demande. Nous avons donc loué deux maisons et un appartement dans lesquels plusieurs aménagements ont dû être réalisés. Nous avons investi de l'argent pour installer du matériel électro-ménager, des lits et du mobilier, mais il a également fallu faire les raccordements électriques et chauffer les maisons", explique Christian Godrie, visiblement indigné après avoir réalisé des efforts coûteux qui s'avèrent finalement, presque inutiles.

Cela fait près de quatorze ans que des réfugiés bénéficient des logements de la commune hensitoise. Cette année, seules sept personnes ont occupé ces logements avant d'être régularisées au bout de cinq mois. Depuis lors, cela fait huit mois que les bâtiments sont inhabités… et chauffés.

Un an après l'avis ministériel, le président du CPAS chiffre la perte financière provoquée par cet investissement. "À l'époque, le ministère avait annoncé que les communes qui ne disposeraient pas des structures d'accueil nécessaires pourraient recevoir une amende. Aujourd'hui, certaines communes voisines n'ont toujours rien prévu et n'ont finalement reçu aucune amende. De notre côté, nous avons réalisé les efforts demandés pour rien, et même si nous ne recevons pas d'amende, c'est tout comme puisque ces infrastructures nous ont coûté 20 000 euros de frais. Même si nous recevons des dédommagements par place inoccupée, ça ne couvre pas nos dépenses."

Pris à la gorge par les restrictions budgétaires imposées par la commune, le CPAS a donc décidé de réduire le nombre de logements destinés à abriter les réfugiés. "S'il y a une nouvelle demande et que nos autres logements sont complets, il n'est pas exclu qu'on investisse à nouveau dans la location de nouveaux logements".

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...