TC Mons: 4 ans de prison ferme pour "cesser de rigoler" !

Le leader de l'association de malfaiteurs a écopé de la peine la plus lourde

Berlier Emeline
Bruxelles - Palais de justice - tribunal correctionnel: Fifi Nzuzi condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour avoir laissé ses enfants seuls à la maison, lesquels avaient ensuite péri dans un incendie
Bruxelles - Palais de justice - tribunal correctionnel: Fifi Nzuzi condamnée à 6 mois de prison avec sursis pour avoir laissé ses enfants seuls à la maison, lesquels avaient ensuite péri dans un incendie ©JC Guillaume

Le leader de l'association de malfaiteurs a écopé de la peine la plus lourde Mi-décembre, la 10e chambre du tribunal correctionnel de Mons se penchait sur un dossier pour le moins troublant dans lequel "les victimes n'en sont pas". Les faits s'étaient déroulés entre 2013 et 2015 dans la région du Centre. Les préventions à l'égard des prévenus, dont deux étaient absents aux audiences, étaient nombreuses : extorsion et tentative d'extorsion, harcèlement, blanchiment d'argent, possession d'arme, association de malfaiteurs,… Des peines de deux à quatre ans d'emprisonnement ont été infligées aux principaux prévenus.

Cinq préventions ont été abandonnées alors que six sont établies à l'encontre de Fetza H., soupçonné d'être "celui qui tire les ficelles" avec l'aide d'hommes de main. Le ministère public réclamait dix ans de prison à son égard en raison de sa personnalité et de la récidive manifeste. "Il faut une peine sérieuse pour qu'enfin, il cesse de rigoler", avait insisté le substitut Moinil. Il a finalement écopé d'une peine de quatre ans de prison ferme.

Son comparse , Ruslan S., a écopé d'une peine de deux ans d'emprisonnement. Enfin, le tribunal a ordonné l'arrestation immédiate d'Islam S. L'individu d'origine Tchétchène, homme de main de Fetza, est, lui, en fuite depuis plusieurs mois. Il est aujourd'hui considéré comme fugitif.

Les prévenus ne sont pas les seuls à avoir été condamnés. La victime, Philippe D.S., l'entrepreneur qui avait fait appel à Fetza H. pour obtenir des liquidités et ainsi pouvoir payer ses ouvriers "au noir", risquait aussi quelques ennuis avec la justice. Une peine d'emprisonnement de trois ans et 150 heures de travail d'intérêt général lui pendaient au nez. Son conseil, Me Benoît Kesteloot, avait pointé la situation particulière qui l'avait poussé à contacter Fetza H. "Il n'a été qu'une marionnette prise dans un engrenage."

Le tribunal a accepté de tenir compte de ces circonstances particulières mais lui a infligé une peine de travail de 90 heures. S'il ne s'y soumet pas, il devra purger une peine de neuf mois d'emprisonnement.

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