Privé ou public ? Le débat sur la gestion des parkings à Mons est relancé

La gestion doit être optimalisée. Le collège étudie justement le problème.

Grégoire Lalieu

La gestion doit être optimalisée. Le collège étudie justement le problème.

Le parking de la Halle est fermé à Mons. Il devrait rouvrir d'ici peu mais pour l'heure, le revêtement de l'infrastructure doit être remplacé. Ce qui prive la Cité du Doudou de quelque 210 places de stationnement et fait cogiter Georges-Louis Bouchez.

Pour le chef de file de Mons en Mieux, ce nouvel épisode témoigne de problèmes dans la gestion des parkings. "Je m'interroge déjà sur la nécessité de remplacer le revêtement du parking de la Halle alors que ce parking avait été rénové à grands frais de fond en comble il y a moins de cinq ans", pointe Georges-Louis Bouchez.

Pour le conseiller d'opposition, c'est un caillou de plus dans la chaussure de la gestion des parkings. "L'échevin Maxime Pourtois a indiqué que la gestion des abonnements n'était pas optimale. Il faudrait par ailleurs plus de parkings couverts pour limiter le stationnement en voirie, ce que je rejoins tout à fait", poursuit Georges-Louis Bouchez. "Mais il faut pour cela plus d'infrastructures. Or, le collège a laissé tomber le projet à la Place Nervienne."

Dans ce contexte, le libéral relance le débat sur la gestion des parkings par le privé. "Pour éviter les problèmes dans la gestion des travaux et pour augmenter l'offre en matière de parkings couverts, il faut trouver des partenaires qui ont les moyens financiers", préconise le leader de Mons en Mieux. "Il faut s'engager avec une structure privée à travers un bon contrat qui permettra de maintenir un équilibre entre un coût raisonnable pour le consommateur d'une part, et une plus grande offre en matière de parkings d'autre part. Idéalement, il faut multiplier les parkings de petite ou moyenne taille. Dans une idée de smart city, les utilisateurs pourraient y être guidés à l'aide d'une application en fonction des places disponibles. Le but étant d'éviter que des voitures tournent inutilement en ville pour trouver une place."

Public ou privé? L'échevin Maxime Pourtois n'a pas de tabou, mais l'heure est d'abord est à la réflexion. "Nous sommes en train de mener des analyses statistiques des parkings, ce qui n'avait jamais été fait", explique Maxime Pourtois. "De là, nous allons mener une analyse globale pour optimaliser la gestion des parkings. Aujourd'hui par exemple, il n'y a pas de grande différence entre un abonnement de jour et un abonnement 24h sur 24 dans nos parkings couverts. Si bien que des places ne sont pas libres, même lorsqu'elles ne sont pas occupées. C'est ce genre de problèmes que nous voulons régler pour optimaliser l'utilisation des parkings couverts et limiter le stationnement en voirie. Il est donc encore trop tôt pour décider si ces parkings doivent être privés ou publics. Nous allons d'abord dresser une analyse complète de la situation pour ensuite dégager les meilleures options possible."

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